Le pétrole recule légèrement
Washington (awp/afp) - Les prix du pétrole ont terminé en petite baisse vendredi, alors que les opérateurs doutent d'une résolution rapide du conflit entre la Russie et l'Ukraine.
Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, a perdu 0,22% à 63,20 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a lâché 0,17% à 58,55 dollars.
Plus tôt dans la séance, le cours du baril américain avait été bloqué en raison d'un problème technique au Chicago Mercantile Exchange (CME), notamment propriétaire de la plateforme sur laquelle s'effectuent les échanges des contrats à terme pour cet indice pétrolier.
"Les espoirs d'une fin de la guerre en Ukraine ont exercé une pression sur les prix du pétrole" ces derniers jours, car "un cessez-le-feu mettrait probablement fin aux attaques réciproques contre les infrastructures pétrolières et les sanctions (contre la Russie, ndlr) pourraient être assouplies", explique dans une note Barbara Lambrecht, de Commerzbank.
"Cependant, il semble peu probable que les parties parviennent rapidement à s'entendre sur un plan", ajoute l'analyste.
Vladimir Poutine a déclaré jeudi que Moscou ne cesserait les hostilités en Ukraine que si les forces de Kiev acceptent de se retirer des territoires dont elle revendique l'annexion, faute de quoi l'armée russe les prendra "par la force".
La présidence ukrainienne a de son côté formellement exclu tout renoncement à des territoires, affirmant que le seul sujet réaliste était un cessez-le-feu sur la ligne de front.
En parallèle, les opérateurs attendent la réunion ministérielle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) dimanche.
L'Opep+ "devrait réitérer son intention de suspendre les augmentations de production" au premier trimestre 2026, "afin d'alléger la pression baissière sur les prix du pétrole", estime Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
En novembre, l'Arabie saoudite, la Russie et six autres membres du cartel avaient déjà annoncé une pause dans la hausse des quotas menée par ces huit pays depuis le mois d'avril.
Ces augmentations de production ont largement contribué à accroître l'offre de brut sur le marché et à faire tomber les prix.
"La stratégie de production à court terme" du cartel est déjà connue, et ne sera donc "pas à l'ordre du jour" dimanche, commente Mme. Lambrecht.
"Cependant, une coordination est nécessaire sur des détails spécifiques car certains pays produisent au-delà de leurs quotas", conclut l'analyste.
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