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Matières premières   02-Sep-2026 23:06:01

Les marchés mondiaux restent animés par l'évolution des taux obligataires

Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont continué d'évoluer au gré des changements de taux obligataires mercredi, Wall Street profitant d'une forme de répit côté américain tandis que l'Europe a une nouvelle fois été pénalisée par le conflit au Moyen-Orient.

Sur la place new-yorkaise, le Dow Jones a pris 0,56%, le Nasdaq a avancé de 0,45% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,46%.

Les analystes de Briefing.com notent "un rebond généralisé" qui suffit "à rattraper une bonne partie des pertes subies lundi et mardi".

Le retour aux prises de risques a été alimenté par de maigres signes d'apaisement sur le marché de la dette américaine.

Vers 20H45 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à environ 4,78%, en léger recul par rapport à la clôture la veille. A plus long terme (30 ans), il s'échangeait à 5,26% contre 5,27% la veille.

Scott Bessent, le ministre des Finances de Donald Trump "a déclaré que la hausse des taux était temporaire et qu'elle s'atténuerait une fois le conflit au Moyen-Orient résolu", un message qui a "redonné confiance aux investisseurs", selon Jose Torres, d'Interactive Brokers, "même si la situation géopolitique reste complexe et qu'il n'y a pour l'instant pas beaucoup de lumière au bout du tunnel".

Donald Trump s'est d'ailleurs dit prêt mercredi à frapper à nouveau l'Iran "à tout moment", au lendemain d'une attaque contre des installations iraniennes qu'il a décrite comme "très violente".

Téhéran a, lui, juré de "briser" les Etats-Unis.

Cette absence de perspective d'apaisement a rendu les investisseurs européens, dont les économies sont par ailleurs plus directement touchées par le conflit, plus pessimistes.

Cela s'est exprimé par des rendements à 10 ans de 3,37% en Allemagne (contre 3,34% la veille) ou encore 4,25% en France (contre 4,20%).

La Bourse de Francfort a reculé de 0,50%, celle de Paris de 0,26% et la place londonienne a lâché 0,30%.

A Zurich, le SMI a terminé sur un gain de 0,20%.

Les taux obligataires dictent les taux des prêts immobiliers comme ceux à la consommation. Lorsqu'ils sont plus hauts, ils freinent aussi l'activité des entreprises, qui ralentissent leurs investissements et embauchent moins.

"Les tensions sur l'épargne mondiale, certes disponible et abondante, progressent à mesure que s'intensifie la compétition entre émetteurs publics et privés", notent aussi les analystes de Natixis.

- L'énergie poursuit sa hausse -

Les prix de l'énergie ont encore avancé, toujours secoués par les hostilités au Moyen-Orient.

Le baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,04% à 95,63 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a gagné 0,63% à 91,01 dollars.

L'attention des investisseurs reste concentrée sur le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique que le président américain a proposé de renommer "détroit Trump".

Selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle, le président chinois Xi Jinping a déclaré que Pékin est prêt à aider les pays du Moyen-Orient à "assurer la sécurité" de la navigation dans la région.

Cela a permis d'alléger un peu les tensions, sans convaincre pleinement les investisseurs.

Le cours du gaz européen continue ainsi de grimper. Vers 20H50 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, la référence pour l'Europe, prenait 1,91% à 73,60 euros le mégawattheure, après s'être affiché à 75,33 euros, son plus haut depuis janvier 2023.

- Une nouvelle intervention sur le yen? -

Sur le marché des changes, le yen progressait face au billet vert (+0,92%) à 158,71 yens pour un dollar. Un envol brutal qui laisse planer l'hypothèse d'une intervention des autorités japonaises, d'après des analystes.

La devise avait déjà bénéficié d'une intervention conjointe de Washington et Tokyo fin juillet après être tombé à son plus bas en quarante ans face au dollar, et d'un précédent coup de pouce japonais au début de l'été.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent avait indiqué à la chaîne CNBC "disposer d'informations que le marché n'a pas".

"Je suis convaincu que le gouvernement japonais et la Banque du Japon prendront les mesures qui conduiront à un renforcement du yen", avait-il ajouté.


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