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Politique, gouvernement, parlement, administration   23.10.2026 13:31:15

Succession Parmelin: une femme et sept hommes pour succéder à Guy Parmelin

Berne (awp/ats) - A l'issue du délai, une femme et sept hommes se sont présentés pour succéder à Guy Parmelin. Ils seront entendus par la commission de sélection dans les prochaines semaines. Le groupe annoncera le ticket le 20 novembre. L'élection est agendée le 9 décembre.

Sous la direction de Caspar Baader, ancien président de groupe parlementaire, la commission de sélection organisera désormais, au cours des prochaines semaines, des auditions avec tous les candidats et examinera les candidatures. Elle se réserve le droit de contacter d'autres personnes si nécessaire, a communiqué l'UDC Suisse à l'issue du délai.

Les huit candidats seront jugés sur les thèmes politiques centraux de l'UDC: neutralité armée, autodétermination de la Suisse, le "traité de soumission" à l'UE, asile, migration, renforcement de l'armée, sécurité intérieure etc.

L'expérience et les compétences des candidats en matière de direction revêtent également une importance capitale dans le cadre de cet examen, notamment au regard des départements problématiques de justice et police et de la défense. Selon l'UDC, il s'agit des deux départements les plus susceptibles de se libérer.

Une seule femme

La vice-présidente de l'UDC Suisse Céline Amaudruz est la première à avoir annoncé sa candidature. Elue en 2011 au National, la Genevoise de 47 ans se dit "prête à assumer cette responsabilité au service du pays".

Sa candidature ne fait pas l'unanimité. Elle a en effet dû faire face aux attaques de son ancien collègue Roger Köppel, qui la considère comme une "erreur de casting monumentale" et un "poids plume". Féministe, elle s'est certes fait remarquer par des votes pas toujours alignés sur son parti par le passé. Sur l'égalité des salaires entre hommes et femmes, le mariage pour tous, ou sur le congé paternité et l'augmentation du nombre de crèches.

En compétition avec sept hommes, les chances de Céline Amaudruz de se retrouver sur le ticket s'amenuisent. Avec trois conseillers d'Etat, quatre conseillers nationaux et un conseiller aux Etats, l'UDC aura le choix.

Trois conseillers d'Etat

Le président du Conseil-exécutif bernois Pierre Alain Schnegg, 63 ans, représente une candidature romande alternative. Le politicien du Jura bernois est sorti du bois jeudi soir. Décrit comme un "homme politique romand francophone expérimenté", il est habitué aux fonctions exécutives et s'est forgé une réputation d'homme d'action très bien organisé.

L'UDC du Haut-Valais a présenté vendredi matin un deuxième conseiller d'Etat. A 55 ans, Franz Ruppen apporte une "toolbox" complète avec une expérience tant dans l'exécutif que dans le législatif. "Des connaissances pertinentes pour le Conseil fédéral." Il se présente également comme un bâtisseur de pont entre les différentes régions et langues. Il a d'ailleurs montré sa maîtrise des trois langues nationales.

Le conseiller d'Etat argovien Jean-Pierre Gallati s'est lancé sur le fil. M. Gallatti se positionne clairement en faveur d'une Suisse indépendante, une immigration limitée et une armée forte, a précisé la section argovienne. A la tête du Département de la santé et des affaires sociales, l'Argovien gère les thèmes comme l'asile et l'armée.

Quatre parlementaires nationaux

Les candidatures de dernière minute n'ont pas manqué. Vendredi matin, la section zougoise a désigné le chef de groupe Thomas Aeschi (47 ans). Lui-même n'a toutefois pas encore pris de décision. Il souhaite attendre l'audition devant la commission de sélection. En tant que membre de cette commission, Thomas Aeschi a déclaré sa récusation jusqu'au 9 décembre.

Le Haut-Valais a encore lancé le conseiller national Michael Graber (45 ans). Michael Graber se considère comme "une valeur sûre en ces temps incertains". "Je sais ce que c'est que de travailler au sein d'une autorité collégiale, de prendre des décisions difficiles en matière de personnel, non seulement de supporter l'administration, mais aussi de la diriger, a-t-il continué. Je sais non seulement donner, mais aussi encaisser - je suis un dur à cuire."

Tenant de la ligne dure de son parti, le conseiller national Rémy Wyssman s'est également déclaré. Le politicien de 59 ans préside la section soleuroise de l'UDC depuis 2024. Il est membre du comité de l'organisation eurosceptique Pro Suisse et de l'association des assurés alémaniques.

L'UDC tessinoise a lancé le conseiller aux Etats Marco Chiesa, 52 ans. Ancien président du parti suisse de 2020 à 2024, il est également chargé des finances à la Municipalité de Lugano. Selon la section cantonale, cette proposition vise à assurer la continuité de la présence de la Suisse italienne au Conseil fédéral et à préserver l'équilibre linguistique.

Renoncements

Plusieurs des principaux papables ont renoncé à se lancer dans la course. Tel est le cas de la conseillère aux Etats st-galloise Esther Friedli et du conseiller national thurgovien Pascal Schmid. Zurich ne présente pas de candidat non plus, la ministre Natalie Ricki et le conseiller national Thomas Matter ont renoncé.

Le président de l'UDC Suisse Marcel Dettling, conseiller national schwyzois, ne nourrit pas non plus d'ambitions gouvernementales. "Ma mission est de diriger le parti."

Le Vaudois Yvan Pahud a rapidement renoncé. "Aujourd'hui, avec Céline Amaudruz, nous avons une candidate capable de défendre ce siège. Et ce serait une erreur stratégique de multiplier les candidatures romandes en vue du ticket que le parti devra composer pour l'élection", a précisé le conseiller national. Son collègue Nicolas Kolly a renoncé vendredi matin.


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