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Marchés et bourses   07.05.2026 18:54:49

A la Bourse de Paris, le repli après l'euphorie en attendant l'Iran

Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris a clôturé en baisse jeudi après l'euphorie de la veille, suspendue à la réponse de l'Iran aux États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

L'indice du CAC a perdu 97,34 points (-1,17%) à 8202 points.

La veille, l'indice vedette de la place parisienne avait terminé en forte hausse de 2,94% pour s'établir à 8299,42 points, porté par les espoirs d'une fin rapide de la guerre au Moyen-Orient.

Il faudra être patient. Les États-Unis attendent jeudi une réponse de Téhéran à leur dernière proposition en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir le stratégique détroit d'Ormuz.

Le marché parisien a préféré l'attentisme et la prise de bénéfices plutôt que de s'emballer sur fond de baisse des prix du pétrole.

Peu avant 16h00 GMT, le baril de Brent de la mer du nord s'échangeait à 96,56 dollars (-4,65%). Le WTI enregistrait le même recul de près de 5% (-4,75% à 90,56 dollars).

Le luxe en hausse

"Le CAC 40 est légèrement négatif. Mais le marché joue toujours la détente", veut croire l'analyste Alexandre Baradez.

La preuve, selon lui: deux valeurs du luxe, secteur exposé aux conséquences du conflit, arrivent en tête du tableau de la progression des valeurs ce jeudi.

En effet, le titre Hermès, le plus cher parmi les 40 valeurs du CAC, a repassé le seuil de 1700 euros (1702, +1,82%), poussé par la demande des investisseurs.

Kering (+1,46% à 246,80 euros le titre) montre également que les donneurs d'ordre retrouvent de l'entrain pour des titres qui ne sont pas seulement des valeurs refuge.

En queue de peloton, Bouygues a enregistré la plus mauvaise performance du jour (-3,66% à 51,06 euros).

Le géant français, présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a ramené sa perte nette à 94 millions d'euros au premier trimestre. Ses ventes ont reculé de 3,2% au premier trimestre, à 12,2 milliards d'euros.

Bonne nouvelle pour les taux

"La bonne nouvelle, c'est qu'on a des taux qui se détendent", poursuit Alexandre Baradez. Le marché obligataire mise sur l'idée que le plus dur a été vu dans cette crise au Moyen-Orient".

En effet, le rendement du taux d'emprunt français à dix ans s'établissait à 3,60% contre 3,62% la veille.

Ces taux d'intérêt attachés aux emprunts des États pour financer leur dette sont des marqueurs d'inflation.

En effet, la hausse des prix réduit la valeur des capitaux prêtés, donc les créanciers se protègent avec des taux plus élevés.


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