Marché des devises
29.05.2026 13:04:12
Vers 12h05 (heure suisse), le billet vert prenait 0,10% à la monnaie unique européenne, à 1,1639 dollar pour un euro. Mais le Dollar Index, qui compare la monnaie américaine à un panier d'autres grandes devises, progressait à peine (+0,08%).
Alors qu'on croyait les négociations en péril, des sources à Washington ont fait état d'un cadre d'accord avec l'Iran qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril, et nécessite encore l'aval du président américain.
Jeudi, le billet vert, valeur refuge prisée dans le conflit au Moyen-Orient, avait souffert de cette information d'abord révélée par le site américain Axios, selon lequel cet accord préalable inclut un engagement de l'Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique.
Cette annonce "apaise la crainte immédiate d'une poussée d'inflation", "et réduit le risque que les banques centrales soient contraintes de resserrer davantage leur politique monétaire", explique Patrick Munnelly, de Tickmill.
Cependant, tempère l'analyste, cette perspective "reste encore fragile, et le marché a déjà appris à plusieurs reprises ce mois-ci" que la situation peut "se retourner rapidement".
En attendant, "force est de constater que le dollar se trouve dans une position plus solide quoi qu'il arrive", en raison du discours "de la Réserve fédérale (Fed) et de données d'inflation qui poussent toujours les marchés à parier sur un resserrement" des taux directeurs d'ici la fin de l'année, "malgré la baisse des prix de l'énergie", souligne Francesco Pesole, analyste chez ING.
Jauge d'inflation privilégiée par la Fed, l'indice PCE a en effet encore progressé en avril, à 3,8% sur un an, contre 3,5% en mars, d'après des chiffres officiels dévoilés jeudi.
La devise britannique reculait plus nettement face au billet vert, de 0,22%, à 1,3414 dollar pour une livre.
S'exprimant vendredi lors d'une conférence à Reykjavik, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Andrew Bailey a estimé que "tolérer temporairement une inflation supérieure à l'objectif (de 2% de la BoE, ndlr) pour soutenir l'économie réelle est une approche pertinente", tant que la hausse des prix de l'énergie, initialement temporaire, ne se propage pas durablement à l'ensemble de l'économie.
Le dollar tiraillé, suspendu à un possible accord entre Téhéran et Washington
Londres (awp/afp) - Le dollar s'affiche hésitant vendredi, soutenu par la perspective d'une hausse des taux d'intérêts américains, bien qu'un éventuel accord entre l'Iran et les Etats-Unis sur la fin de la guerre risque de faire chuter son cours.Vers 12h05 (heure suisse), le billet vert prenait 0,10% à la monnaie unique européenne, à 1,1639 dollar pour un euro. Mais le Dollar Index, qui compare la monnaie américaine à un panier d'autres grandes devises, progressait à peine (+0,08%).
Alors qu'on croyait les négociations en péril, des sources à Washington ont fait état d'un cadre d'accord avec l'Iran qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril, et nécessite encore l'aval du président américain.
Jeudi, le billet vert, valeur refuge prisée dans le conflit au Moyen-Orient, avait souffert de cette information d'abord révélée par le site américain Axios, selon lequel cet accord préalable inclut un engagement de l'Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique.
Cette annonce "apaise la crainte immédiate d'une poussée d'inflation", "et réduit le risque que les banques centrales soient contraintes de resserrer davantage leur politique monétaire", explique Patrick Munnelly, de Tickmill.
Cependant, tempère l'analyste, cette perspective "reste encore fragile, et le marché a déjà appris à plusieurs reprises ce mois-ci" que la situation peut "se retourner rapidement".
En attendant, "force est de constater que le dollar se trouve dans une position plus solide quoi qu'il arrive", en raison du discours "de la Réserve fédérale (Fed) et de données d'inflation qui poussent toujours les marchés à parier sur un resserrement" des taux directeurs d'ici la fin de l'année, "malgré la baisse des prix de l'énergie", souligne Francesco Pesole, analyste chez ING.
Jauge d'inflation privilégiée par la Fed, l'indice PCE a en effet encore progressé en avril, à 3,8% sur un an, contre 3,5% en mars, d'après des chiffres officiels dévoilés jeudi.
La devise britannique reculait plus nettement face au billet vert, de 0,22%, à 1,3414 dollar pour une livre.
S'exprimant vendredi lors d'une conférence à Reykjavik, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Andrew Bailey a estimé que "tolérer temporairement une inflation supérieure à l'objectif (de 2% de la BoE, ndlr) pour soutenir l'économie réelle est une approche pertinente", tant que la hausse des prix de l'énergie, initialement temporaire, ne se propage pas durablement à l'ensemble de l'économie.
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