Paris recule, plombée par les incertitudes budgétaires et Schneider Electric
Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris a reculé lundi, à rebours des autres indices européens, souffrant de la chute de Schneider Electric et de la défiance des investisseurs envers les actifs français, en raison des incertitudes politiques et budgétaires.
Le CAC 40 a perdu 0,80%, soit 63,09 points, à 7.834,10 points. Vendredi, il avait terminé sur un gain de 0,79%.
"Actuellement, il n'y a tout simplement pas d'acheteurs pour les actifs français", résume David Kruk, responsable du trading de La Financière de l'Échiquier, interrogé par l'AFP.
Paris a présenté jeudi dernier son projet de budget 2027, avec l'ambition de "redresser" les finances publiques par des mesures d'économies, mais son adoption au Parlement est incertaine en raison de l'absence de majorité.
Les débats s'annoncent tendus, à sept mois d'une élection présidentielle à l'issue incertaine.
Or, la France fait déjà face à un déficit et un ratio de dette par rapport au PIB parmi les plus élevés en Europe. Pour les marchés, "seul un accord budgétaire convaincant apporterait un soulagement", estime Ipek Ozkardeskaya de Swissquote.
Le taux à échéance dix ans des obligations françaises est resté perché à un haut niveau lundi, à 4,85%, contre 4,86% vendredi en clôture. Son équivalent allemand a fini à 3,49%, contre 3,46%.
- Schneider plonge après un rachat historique -
Le géant français Schneider Electric va racheter l'américain PTC, concepteur de logiciels basé à Boston (Massachusetts), pour lequel il va débourser plus de 20 milliards d'euros, signant ainsi la plus importante acquisition de son histoire.
Cette acquisition sera réalisée "intégralement en numéraire au prix de 205 dollars par action portant sur 100% du capital de PTC et valorisant les capitaux propres de PTC à environ 22,6 milliards de dollars (20,1 milliards d'euros)", a-t-il précisé dans un communiqué.
Le marché n'a pas adhéré, le titre ayant plongé de 9,97% à 272,80 euros.
Cela s'explique par le fait que "l'opération intervient aussi à un moment compliqué pour le secteur du logiciel industriel, sur fond de craintes liées à l'IA", relèvent les analystes de Jefferies.
En début d'année, l'ensemble de ce secteur a connu des chutes en Bourse, car les investisseurs craignent que leur modèle économique ne soit rendu obsolète par les capacités des modèles d'intelligence artificielle dans ce domaine.
"L'opération va aussi diluer l'activité de gestion de l'énergie et de centres de données que le marché veut détenir", selon Jefferies.
Ces activités sont fortement bénéficiaires, car elles profitent de la demande massive et des milliards de dollars d'investissements des géants de la tech pour financer les infrastructures sur lesquelles sont développées les IA.
- Air Liquide veut plus rémunérer ses actionnaires -
Le géant français des gaz industriels Air Liquide (+0,35% à 170,76 euros) prévoit de renforcer "considérablement" la rémunération de ses actionnaires d'ici 2030, dans le cadre d'un plan stratégique détaillé lundi.
Air Liquide a notamment détaillé dans un communiqué lundi prévoir de lancer un rachat d'actions de 4 milliards d'euros d'ici 2028, présenté comme une première et qui s'ajoute à "une politique de dividende régulier et soutenu".
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Betroffene Instrumente
| Name | Kurs | Differenz Differenz % |
52 Wochenhoch | 52 Wochentief | Volumen |
|---|---|---|---|---|---|
| Schneider El | 272.80 |
-30.20
-9.97%
|
312.30 | 255.70 | 757'409.00 |
| Schneider UnSp CDR | 26.79 |
-2.78
-9.40%
|
30.44 | 25.21 | 4'702.00 |
| Air Liquide | 170.76 |
+0.60
+0.35%
|
178.62 | 162.46 | 1'133'144.00 |