Bourse, commentaire de clôture
28.05.2026 18:15:12
"Le scepticisme le plus total et une prudence absolue règnent actuellement chez les investisseurs inquiets", résumait ainsi Frank Sohlleder d'ActivTrades. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a menacé jeudi de sanctionner le sultanat d'Oman, un allié des Etats-Unis, en cas de coopération avec Téhéran pour le contrôle du détroit d'Ormuz.
Les Etats-Unis ont abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud du pays dans la nuit de mercredi à jeudi, entraînant des représailles de Téhéran qui a visé une base américaine, dans ce qui constitue les affrontements les plus graves depuis le début du cessez-le-feu.
"Un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran - et la réouverture du détroit d'Ormuz - semble désormais plus complexe qu'il y a quelques jours", observe Ipek Ozkardeskaya de Swissquote.
Les cours du brut ont par conséquent rebondi, fléchissant ensuite dans l'après-midi avant de repartir à la hausse. Vers 17h25, le baril de Brent de la mer du Nord, principale référence internationale, progressait de 0,48% pour s'établir à 94,72 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), son équivalent américain, gagnait 1,17% à 89,74 dollars.
Tous ces facteurs "ravivent les craintes d'un scénario d'inflation durablement élevée, au moment même où les marchés espéraient encore récemment une désescalade rapide entre Washington et Téhéran", commente John Plassard, associé chez Cité Gestion.
___ Inflation américaine en hausse
Dans ce contexte nourri d'incertitudes, la croissance a atteint 1,6% en rythme annuel selon la deuxième estimation du PIB américain au premier trimestre, contre 2% annoncé initialement. Les analystes avaient anticipé une deuxième estimation inchangée. En parallèle, la hausse des prix aux Etats-Unis mesurée par l'indice PCE a atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans (3,8%, contre 3,5% en mars), tirée par l'envolée du coût de l'essence.
En Suisse, le nombre d'emplois a modestement progressé de 0,5% sur un an au premier trimestre à 5,54 millions, selon le dernier baromètre de l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Du côté de la Bourse suisse, le SMI, après avoir ouvert en net repli, a sérieusement creusé ses pertes, touchant un plus bas du jour en fin de matinée à 13'439,59 points. Se reprenant dans l'après-midi, l'indice phare s'est une nouvelle fois affaibli pour clôturer en baisse de 0,90% à 13'504,76 points. Le SLI a pour sa achevé la séance en recul de 0,82% à 2147,18 points, tout comme l'indicateur élargi SPI, ce dernier lâchant 0,76% à 19'084,30 points.
Le rouge a largement teinté le tableau des trente principales capitalisations, seules cinq d'entre-elles parvenant à gagner du terrain, les 25 autres en perdant. En haut de tableau, le groupe de transports et de logistique Kühne + Nagel (+1,4%) a terminé à la première place, devant le fabricant d'accessoires et périphériques informatiques Logitech (+1,3%) et le spécialiste des médicaments génériques Sandoz Group (+1,2%).
Le mastodonte bâlois a haussé le ton contre les importations de pénicilline, ingrédient actif de l'Amoxicilline, en provenance de Chine. Le groupe rhénan a déposé devant la Commission européenne un projet de plainte, mentionnant des symptômes évidents de sous-facturation, de subventions étatiques et de concentration des capacités mondiales dans un seul pays.
Le sous-traitant pharma Lonza (+1,1%) et le géant américain du ciment Amrize (+0,1%) ont complété la liste des gagnants du jour.
___ Poids lourds à la traîne
Les poids lourds ont en revanche fortement pesé sur les indices, le numéro un mondial de l'alimentation Nestlé abandonnant 1,5%, le groupe pharma Novartis 1,1% et la première banque helvétique UBS 0,9%. L'autre géant pharma, Roche (-0,6%) a fait à peine mieux.
Les valeurs financières ont souffert, la lanterne rouge revenant au gestionnaire d'actifs Partners Group (-2,5%), derrière l'assureur-vie Swiss Life (-2,4%), le gestionnaire de fortune Julius Bär (-2,2%) et Zurich Insurance (-2,2%). Helvetia-Baloise (-1,9%) et Swiss Re (-1,1%) ont également peiné.
Sur le marché élargi, Galenica a cédé 0,7%, après son pointage sur quatre mois faisant état d'une nette hausse des recettes. Le distributeur de médicaments a confirmé ses objectifs pour l'exercice en cours. Centiel a chuté de 3,9%, en dépit de commentaires d'analystes favorables. La Banque cantonale de Zurich (ZKB) a entamé la couverture à "surpondérer" et Octavian a émis une recommandation à l'achat, tandis qu'Oddo BHF émet une appréciation neutre. Le groupe d'électrotechnique, récemment fusionné avec HT5 (ex-Hochdorf), profiterait de la forte croissance dans le secteur des centres de calcul.
Basilea a perdu 1,9%. Le laboratoire a décroché un financement supplémentaire de 13,3 millions de dollars (10,5 millions de francs) de la part de l'Autorité américaine de recherche et développement biomédical (Barda) pour le développement de l'antibiotique oral ceftibuten-ledaborbactam destiné au traitement des infections urinaires compliquées.
Bourse Zurich: le SMI clôture dans le rouge, le regain de tensions en Iran pèse
Zurich (awp) - La Bourse suisse a clôturé jeudi en repli, à l'image de la plupart des places européennes. Les investisseurs s'inquiétaient du regain de tensions au Moyen-Orient, alors que la guerre contre l'Iran a provoqué une nouvelle montée de l'inflation aux Etats-Unis."Le scepticisme le plus total et une prudence absolue règnent actuellement chez les investisseurs inquiets", résumait ainsi Frank Sohlleder d'ActivTrades. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a menacé jeudi de sanctionner le sultanat d'Oman, un allié des Etats-Unis, en cas de coopération avec Téhéran pour le contrôle du détroit d'Ormuz.
Les Etats-Unis ont abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud du pays dans la nuit de mercredi à jeudi, entraînant des représailles de Téhéran qui a visé une base américaine, dans ce qui constitue les affrontements les plus graves depuis le début du cessez-le-feu.
"Un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran - et la réouverture du détroit d'Ormuz - semble désormais plus complexe qu'il y a quelques jours", observe Ipek Ozkardeskaya de Swissquote.
Les cours du brut ont par conséquent rebondi, fléchissant ensuite dans l'après-midi avant de repartir à la hausse. Vers 17h25, le baril de Brent de la mer du Nord, principale référence internationale, progressait de 0,48% pour s'établir à 94,72 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), son équivalent américain, gagnait 1,17% à 89,74 dollars.
Tous ces facteurs "ravivent les craintes d'un scénario d'inflation durablement élevée, au moment même où les marchés espéraient encore récemment une désescalade rapide entre Washington et Téhéran", commente John Plassard, associé chez Cité Gestion.
___ Inflation américaine en hausse
Dans ce contexte nourri d'incertitudes, la croissance a atteint 1,6% en rythme annuel selon la deuxième estimation du PIB américain au premier trimestre, contre 2% annoncé initialement. Les analystes avaient anticipé une deuxième estimation inchangée. En parallèle, la hausse des prix aux Etats-Unis mesurée par l'indice PCE a atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans (3,8%, contre 3,5% en mars), tirée par l'envolée du coût de l'essence.
En Suisse, le nombre d'emplois a modestement progressé de 0,5% sur un an au premier trimestre à 5,54 millions, selon le dernier baromètre de l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Du côté de la Bourse suisse, le SMI, après avoir ouvert en net repli, a sérieusement creusé ses pertes, touchant un plus bas du jour en fin de matinée à 13'439,59 points. Se reprenant dans l'après-midi, l'indice phare s'est une nouvelle fois affaibli pour clôturer en baisse de 0,90% à 13'504,76 points. Le SLI a pour sa achevé la séance en recul de 0,82% à 2147,18 points, tout comme l'indicateur élargi SPI, ce dernier lâchant 0,76% à 19'084,30 points.
Le rouge a largement teinté le tableau des trente principales capitalisations, seules cinq d'entre-elles parvenant à gagner du terrain, les 25 autres en perdant. En haut de tableau, le groupe de transports et de logistique Kühne + Nagel (+1,4%) a terminé à la première place, devant le fabricant d'accessoires et périphériques informatiques Logitech (+1,3%) et le spécialiste des médicaments génériques Sandoz Group (+1,2%).
Le mastodonte bâlois a haussé le ton contre les importations de pénicilline, ingrédient actif de l'Amoxicilline, en provenance de Chine. Le groupe rhénan a déposé devant la Commission européenne un projet de plainte, mentionnant des symptômes évidents de sous-facturation, de subventions étatiques et de concentration des capacités mondiales dans un seul pays.
Le sous-traitant pharma Lonza (+1,1%) et le géant américain du ciment Amrize (+0,1%) ont complété la liste des gagnants du jour.
___ Poids lourds à la traîne
Les poids lourds ont en revanche fortement pesé sur les indices, le numéro un mondial de l'alimentation Nestlé abandonnant 1,5%, le groupe pharma Novartis 1,1% et la première banque helvétique UBS 0,9%. L'autre géant pharma, Roche (-0,6%) a fait à peine mieux.
Les valeurs financières ont souffert, la lanterne rouge revenant au gestionnaire d'actifs Partners Group (-2,5%), derrière l'assureur-vie Swiss Life (-2,4%), le gestionnaire de fortune Julius Bär (-2,2%) et Zurich Insurance (-2,2%). Helvetia-Baloise (-1,9%) et Swiss Re (-1,1%) ont également peiné.
Sur le marché élargi, Galenica a cédé 0,7%, après son pointage sur quatre mois faisant état d'une nette hausse des recettes. Le distributeur de médicaments a confirmé ses objectifs pour l'exercice en cours. Centiel a chuté de 3,9%, en dépit de commentaires d'analystes favorables. La Banque cantonale de Zurich (ZKB) a entamé la couverture à "surpondérer" et Octavian a émis une recommandation à l'achat, tandis qu'Oddo BHF émet une appréciation neutre. Le groupe d'électrotechnique, récemment fusionné avec HT5 (ex-Hochdorf), profiterait de la forte croissance dans le secteur des centres de calcul.
Basilea a perdu 1,9%. Le laboratoire a décroché un financement supplémentaire de 13,3 millions de dollars (10,5 millions de francs) de la part de l'Autorité américaine de recherche et développement biomédical (Barda) pour le développement de l'antibiotique oral ceftibuten-ledaborbactam destiné au traitement des infections urinaires compliquées.
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