Marchés et bourses
14.07.2026 18:15:13
"Nous sommes à nouveau dans une période de tensions", observe Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank. Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si le président américain Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". Les Gardiens de la Révolution iraniens ont de leur côté annoncé avoir frappé plusieurs installations à Bahreïn, dont un bâtiment hébergeant les forces américaines.
Depuis le 7 juillet, les Etats-Unis et l'Iran s'affrontent à nouveau. Les deux pays avaient pourtant signé le 17 juin un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur la République islamique. En fin d'après-midi, le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois changé d'avis, renonçant à imposer une rémunération correspondant à 20% de la valeur de la cargaison des navires transitant par le détroit d'Ormuz en échange de la protection du détroit, qu'il avait annoncé dans la nuit de lundi à mardi.
Les prix du pétrole voyaient quant à leur ascension nettement ralentir après le bond de plus de 10% affiché lundi, le baril de Brent ne progressant vers 18h00 plus que de 2,5% à 85,47 dollars et celui de WTI américain de 1,83% à 79,56 dollars.
Les investisseurs ont été clairement rassurés par l'annonce d'un ralentissement plus important qu'espéré de l'inflation en juin aux Etats-Unis à 3,5% sur un an, contre 4,2% en mai. Un reflux qui dissipe pour l'heure la probabilité d'une prochaine hausse des taux par la Réserve fédérale américaine (Fed) évoquée la veille par un de ses hauts responsables, ce qui est bon pour la Bourse (une hausse des taux favorise l'achat de bons d'Etat plutôt que l'investissement en actions). "La dernière recrudescence des tensions au Moyen-Orient et la hausse de 10% du prix du pétrole en juillet maintiendront les risques d'inflation à l'horizon", nuance cependant Kathleen Brooks, directrice de recherche pour la plate-forme XTB.
"Si nous menons la politique adéquate - et nous le ferons - la flambée d'inflation des cinq dernières années appartiendra au passé", a aussi prévenu le nouveau président de la Fed Kevin Warsh devant une commission de la Chambre des représentants, selon son discours communiqué à l'avance à la presse. Par ailleurs, la saison des résultats a commencé sur les chapeaux de roue avec les bonnes performances des banques (Citigroup, Bank of America...), faisant oublier les doutes sur l'intelligence artificielle, le grand moteur des marchés ces derniers mois.
___ Pas de bascule
Un retour d'optimisme qui s'est toutefois révélé insuffisant pour faire basculer la Bourse suisse dans le vert, son indice phare SMI terminant la séance en repli de 0,17% à 14'241,77 points, après une entame en nette baisse de 0,81%. Le SLI a clôturé en repli de 0,10% à 2286,15 points et l'indicateur élargi SPI sur un tassement de 0,14% à 20'036,70 points.
Sur les 30 valeurs constitutives du Swiss Leader Index, douze ont gagné du terrain et dix-huit en ont perdu. En tête de classement, le numéro un bancaire helvétique UBS (+3,7%) a terminé sur la plus haute marche du podium, dopés par les solides performances de ses concurrentes américaines au 2e trimestre. L'établissement au trois clefs devançait, l'équipementier en pompes à vide VAT Group (+3,2%) et l'autre banque du SLI, Julius Bär (+2,2%).
Les trois autres poids lourds, à savoir les deux mastodontes pharma Roche (-1,1%) et Novartis (-1,7%) ont eux fortement pesé sur les indices, tout comme le géant alimentaire Nestlé (-0,3%). Roche a annoncé le lancement du Cobas HDV, premier test automatisé pour détecter l'hépatite D, la forme la plus grave de l'hépatite virale.
En fonds de classement, la lanterne rouge est revenue au spécialiste des soins ophtalmiques Alcon (-3,0%), derrière le fabricant d'implants dentaires Straumann (-2,3%) et le géant de génériques Sandoz Group (-2,2%). Richemont, qui doit dévoiler mercredi son chiffre d'affaires pour le 1er trimestre de l'exercice décalé 2026/27 était aussi à la peine.
Sur le marché élargi, SoftwareOne a trébuché de 3,4%, après l'annonce de la nomination de Raphael Erb au poste de directeur général unique à compter du 1er août. L'exploitant d'aéroports Flughafen Zürich (-4,2%) a aussi bu la tasse, souffrant du recul du nombre de passagers au 1er semestre. Avolta a pour sa part lâché 5,3%, sans informations particulières.
Bourse Zurich: le SMI clôture dans le rouge, malgré l'inflation US
Zurich (awp) - Dans le rouge dès l'ouverture, la Bourse suisse n'est pas parvenue à renverser la vapeur mardi, clôturant la séance en baisse. En l'absence de résultats d'entreprises, la poursuite des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis autour du détroit d'Ormuz a occupé l'esprit des investisseurs, ceux-ci retrouvant quelque peu le moral après la publication d'une inflation américaine ayant légèrement ralenti sur un an en juin à la faveur de la baisse des prix à la pompe."Nous sommes à nouveau dans une période de tensions", observe Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank. Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si le président américain Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". Les Gardiens de la Révolution iraniens ont de leur côté annoncé avoir frappé plusieurs installations à Bahreïn, dont un bâtiment hébergeant les forces américaines.
Depuis le 7 juillet, les Etats-Unis et l'Iran s'affrontent à nouveau. Les deux pays avaient pourtant signé le 17 juin un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur la République islamique. En fin d'après-midi, le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois changé d'avis, renonçant à imposer une rémunération correspondant à 20% de la valeur de la cargaison des navires transitant par le détroit d'Ormuz en échange de la protection du détroit, qu'il avait annoncé dans la nuit de lundi à mardi.
Les prix du pétrole voyaient quant à leur ascension nettement ralentir après le bond de plus de 10% affiché lundi, le baril de Brent ne progressant vers 18h00 plus que de 2,5% à 85,47 dollars et celui de WTI américain de 1,83% à 79,56 dollars.
Les investisseurs ont été clairement rassurés par l'annonce d'un ralentissement plus important qu'espéré de l'inflation en juin aux Etats-Unis à 3,5% sur un an, contre 4,2% en mai. Un reflux qui dissipe pour l'heure la probabilité d'une prochaine hausse des taux par la Réserve fédérale américaine (Fed) évoquée la veille par un de ses hauts responsables, ce qui est bon pour la Bourse (une hausse des taux favorise l'achat de bons d'Etat plutôt que l'investissement en actions). "La dernière recrudescence des tensions au Moyen-Orient et la hausse de 10% du prix du pétrole en juillet maintiendront les risques d'inflation à l'horizon", nuance cependant Kathleen Brooks, directrice de recherche pour la plate-forme XTB.
"Si nous menons la politique adéquate - et nous le ferons - la flambée d'inflation des cinq dernières années appartiendra au passé", a aussi prévenu le nouveau président de la Fed Kevin Warsh devant une commission de la Chambre des représentants, selon son discours communiqué à l'avance à la presse. Par ailleurs, la saison des résultats a commencé sur les chapeaux de roue avec les bonnes performances des banques (Citigroup, Bank of America...), faisant oublier les doutes sur l'intelligence artificielle, le grand moteur des marchés ces derniers mois.
___ Pas de bascule
Un retour d'optimisme qui s'est toutefois révélé insuffisant pour faire basculer la Bourse suisse dans le vert, son indice phare SMI terminant la séance en repli de 0,17% à 14'241,77 points, après une entame en nette baisse de 0,81%. Le SLI a clôturé en repli de 0,10% à 2286,15 points et l'indicateur élargi SPI sur un tassement de 0,14% à 20'036,70 points.
Sur les 30 valeurs constitutives du Swiss Leader Index, douze ont gagné du terrain et dix-huit en ont perdu. En tête de classement, le numéro un bancaire helvétique UBS (+3,7%) a terminé sur la plus haute marche du podium, dopés par les solides performances de ses concurrentes américaines au 2e trimestre. L'établissement au trois clefs devançait, l'équipementier en pompes à vide VAT Group (+3,2%) et l'autre banque du SLI, Julius Bär (+2,2%).
Les trois autres poids lourds, à savoir les deux mastodontes pharma Roche (-1,1%) et Novartis (-1,7%) ont eux fortement pesé sur les indices, tout comme le géant alimentaire Nestlé (-0,3%). Roche a annoncé le lancement du Cobas HDV, premier test automatisé pour détecter l'hépatite D, la forme la plus grave de l'hépatite virale.
En fonds de classement, la lanterne rouge est revenue au spécialiste des soins ophtalmiques Alcon (-3,0%), derrière le fabricant d'implants dentaires Straumann (-2,3%) et le géant de génériques Sandoz Group (-2,2%). Richemont, qui doit dévoiler mercredi son chiffre d'affaires pour le 1er trimestre de l'exercice décalé 2026/27 était aussi à la peine.
Sur le marché élargi, SoftwareOne a trébuché de 3,4%, après l'annonce de la nomination de Raphael Erb au poste de directeur général unique à compter du 1er août. L'exploitant d'aéroports Flughafen Zürich (-4,2%) a aussi bu la tasse, souffrant du recul du nombre de passagers au 1er semestre. Avolta a pour sa part lâché 5,3%, sans informations particulières.
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