Pictet n'entend pas remplacer ses salariés par l'IA
Zurich (awp) - Pictet n'envisage pas de sacrifier des emplois sur l'autel de l'intelligence artificielle (IA), malgré l'intensification de son utilisation, estime Marc Pictet, associé senior du groupe bancaire privé genevois. "Notre approche est différente", a-t-il confié dans un entretien publié mardi dans Finanz und Wirtschaft.
"Nous voulons atteindre nos objectifs de croissance avec le même nombre de collaborateurs hautement qualifiés et loyaux". L'IA apporte un soutien dans la gestion des volumes, "sans perdre la dimension humaine", a poursuivi M. Pictet. Il y a deux ans, l'établissement a lancé une gamme de fonds baptisée Quest AI, qui investissent exclusivement de manière pilotée par l'intelligence artificielle. "Le modèle analyse plus de 400 paramètres par entreprise et génère des signaux", explique Marc Pictet. Après deux ans, les fonds affichent en moyenne, après frais, une performance supérieure de 2% à leur indice de référence.
"La Suisse a besoin d'une UBS forte"
À propos des nouvelles règles en matière de fonds propres envisagées pour UBS, M. Pictet estime qu'il s'agit de "bien réfléchir à ce que chaque nouvelle réglementation apporte réellement par rapport à d'autres places financières - et à ce qu'elle coûte". Et avant d'introduire de nouvelles règles, "il faudrait vérifier si les dispositions existantes sont correctement appliquées".
"La Suisse a besoin d'une UBS forte, cela ne fait aucun doute", ajoute le banquier genevois. Il irait même plus loin et se réjouirait "si nous pouvions à nouveau attirer une banque systémique étrangère en Suisse". Il pense notamment à un acteur plus récent comme Nubank, la banque numérique brésilienne qu'il juge très performante. Selon lui, la place financière suisse doit montrer "que nous sommes un bon endroit pour faire des affaires".
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