Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales
Paris (awp/afp) - Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 19H00 GMT, au 14e jour de la guerre au Moyen-Orient:
Le dollar au plus haut depuis août
Le dollar poursuit sa progression vendredi, porté comme depuis bientôt deux semaines par la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole, qui lui ont permis de retrouver un niveau inédit depuis l'été.
Le prix du pétrole est reparti à la hausse peu après 17H00 GMT, le baril de Brent repassant le seuil des 100 dollars (101,01 dollars, +0,55%).
Il a bondi de 11% sur la semaine et de 42% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
"L'aversion au risque reste le principal facteur déterminant de l'évolution des marchés à l'approche du week-end", soulignent les analystes de Scotiabank.
Dans ces conditions, le dollar profite à plein régime de son statut de valeur refuge: vers 18H20 GMT, la monnaie américaine reprenait 0,69% par rapport à l'euro, à 1,1433 dollar. Un tel niveau n'avait plus été vu depuis début août 2025.
La guerre pourrait coûter jusqu'à 3 points de croissance aux économies africaines
Les pénuries de carburant provoquées par la guerre au Moyen-Orient pourraient coûter jusqu'à 3 points de pourcentage de croissance aux économies africaines si elles persistent, s'est inquiété vendredi un haut responsable de la régulation énergétique régionale.
"Il y a un certain climat de panique", a déclaré à l'AFP Geoffrey Aori, directeur général de l'Association régionale des régulateurs de l'énergie pour l'Afrique orientale et australe.
Les Bourses dans le rouge
Les marchés boursiers européens ont fini la semaine en retrait vendredi, en limitant la casse. Paris a perdu 0,91%, Londres 0,43% et Milan 0,31%. Francfort a cédé 0,60%.
Le CAC 40 a perdu 72,91 points, soit 0,91%, à 7.911,53 points. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice vedette parisien a perdu 2,92%. Depuis le début du mois, il cède 7,80%.
Pour le seul mois de mars, les principaux indices européens ont perdu entre 5 et 7%, de nettes baisses certes, mais sans commune mesure avec les fluctuations sur le marché de la dette souveraine ou la flambée des prix de l'énergie.
Peu avant 17h00 GMT, New York enregistrait également des baisses sur ces trois principaux indices (-0,12% pour le Dow Jones, -0,77% pour le Nasdaq, et -0,40% pour l'indice composite S&P 500).
Les taux obligataires grimpent
Le taux d'emprunt allemand à 10 ans, référence européenne, a atteint 2,98%, contre 2,95% la veille en clôture, son plus haut depuis fin 2023.
Son équivalent français était de 3,67%, son niveau le plus haut depuis 2011. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.
Dans ce contexte, la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) sera particulièrement scrutée par les investisseurs jeudi prochain, tout comme celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) la veille.
Les prix du pétrole de nouveau à la hausse -
Principale préoccupation mondiale, le prix du pétrole repartait à la hausse peu après 17H00 GMT: le baril de Brent repassait le seuil des 100 dollars (101,01 dollars, +0,55%), tandis que son équivalent américain, le WTI, cotait 97,51 dollars (+0,80%).
L'or s'érode
Le cours de l'or a continué de s'éroder cette semaine, les investisseurs lui préférant le dollar comme valeur refuge dans un conflit au Moyen-Orient dont ils craignent l'enlisement.
Depuis le début de la guerre il y a près de deux semaines, l'or a perdu près de 4,4% de sa valeur. L'argent, aussi traditionnellement considéré comme une couverture contre le risque, a chuté d'environ 15%.
Vendredi, vers 16H40 GMT, l'once d'or (31,1 g) s'échangeait à Londres à 5.048,41 dollars, contre 5.171,74 dollars sept jours plus tôt à la clôture.
Six millions de passagers aériens touchés
Plus de six millions de passagers aériens au départ ou à destination du Moyen-Orient ont vu leurs vols annulés depuis le début de la guerre il y a deux semaines, a estimé vendredi une société spécialisée.
Selon Cirium, fournisseur de données sur le trafic aérien, plus de 52.000 vols ont été supprimés entre le 28 février, date du début des bombardements américano-israéliens contre l'Iran, et vendredi, sur plus de 98.000 prévus.
Zum gleichen Thema
| BÖRSE: SCHLUSSBERICHT | 13.03.2026 21:31:29 | Aktien New York Schluss: Anleger bleiben nervös wegen des Iran-Krieges |
Betroffene Instrumente
| Name | Kurs | Differenz Differenz % |
52 Wochenhoch | 52 Wochentief | Volumen |
|---|---|---|---|---|---|
| Qantas Airways Rg | - |
-
-
|
- | ||
| TotalEnergies | 72.33 |
+1.93
+2.74%
|
73.00 | 53.29 | 5'597'164.00 |
| TotalE UnSp CDR | 30.54 |
+0.73
+2.45%
|
29.67 | 23.68 | 1'000.00 |