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Résultats d'entreprise   23.08.2026 15:07:12

L'ex-patron du CS soutient Keller-Sutter dans la querelle avec UBS

Zurich (awp) - L'ancien patron d'UBS et de Credit Suisse Oswald Grübel soutient la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter dans la querelle autour de la réglementation future d'UBS. Le fait que la Confédération réclame des fonds propres supplémentaires de plusieurs milliards de la grande banque est justifié selon lui.

Une grande banque n'est pas seulement une entreprise privée, elle a aussi des parties prenantes, a rappelé M. Grübel dans une interview à la Sonntagszeitung. Le plus gros d'entre eux est l'Etat car, en cas de crise, c'est lui qui met à disposition des liquidités pour protéger l'économie. Il doit donc également déterminer les règles.

M. Grübel ne partage qu'en partie la critique d'UBS selon laquelle exiger d'elle environ 20 milliards de francs de fonds propres supplémentaires entraverait sa compétitivité et affaiblirait la place financière helvétique. Le rendement des fonds propres diminue certes, mais cela n'affaiblit pas la place financière selon lui. On ne peut critiquer l'état pour manque de surveillance d'une part et critiquer d'autre part une réglementation plus stricte.

Séparation de la partie internationale pas réaliste

M. Grübel juge irréaliste l'idée de laisser la partie internationale d'une grande banque faire faillite en cas de crise. Si tel devait être le cas, on aurait dans l'instant une crise économique mondiale.

Pour l'ancien banquier, le fait que la Suisse n'ait plus qu'une grande banque globale ne constitue pas fondamentalement un risque. UBS et Credit Suisse avaient ensemble une plus grande somme de bilan que l'actuelle UBS. Techniquement parlant, le risque est donc devenu plus faible.

M. Grübel se montre critique à l'égard de l'ancienne direction du Credit Suisse. Avoir réussi à se liquider dans un bon environnement économique a de quoi étonner. Après de longues phases de succès, on a tendance à négliger la gestion des risques.

La place financière a perdu de son importance

M. Grübel critique aussi l'évolution de la place financière suisse. Celle-ci a perdu de son importance ces dernières décennies. Les banques elles-mêmes sont en grande partie responsable. Au lieu de miser sur la venue de clients étrangers en Suisse, elles se sont étendues à l'étranger et s'y sont trouvées soumises à la juridiction locale.


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