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Marchés et bourses   09.03.2026 15:07:47

Wall Street fragilisée par l'envolée des cours du pétrole

Washington (awp/afp) - La Bourse de New York a ouvert en baisse lundi, continuant de s'affaiblir face à la hausse ininterrompue des cours du pétrole, au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 13H55 GMT, le Dow Jones cédait 1,59%, l'indice Nasdaq reculait de 1,36% et l'indice élargi S&P 500 perdait 1,43%.

"Nous sommes ballottés par les événements au Moyen-Orient et le prix du pétrole", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.

Les cours de l'or noir ont dépassé les 100 dollars le baril pour la première fois depuis 2022, portés par les inquiétudes des investisseurs sur le blocage du détroit d'Ormuz et les dégâts sur les infrastructures énergétiques.

C'est 40 dollars plus cher qu'en début d'année.

"Plus cela dure, plus l'impact économique est important et plus il sera difficile de s'en remettre", prévient M. Sosnick.

Selon le président français Emmanuel Macron, les pays du G7 envisagent parmi les "options" possibles de puiser dans leurs réserves stratégiques.

Si cela a eu pour effet de modérer la hausse des cours du brut lundi, "ce n'est pas une solution parfaite, car elle a un caractère intrinsèquement limité, contrairement à la libre circulation du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le Golfe", relève M. Sosnick.

"Même si, par miracle, la situation (au Moyen-Orient, ndlr) se résolvait en cinq minutes, il faudrait tout de même redémarrer la production, puis relancer les flux pétroliers", souligne l'analyste. Ce qui pourrait prendre a minima plusieurs jours.

Depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran, le S&P 500 a reculé d'un peu plus de 3%.

Un repli modéré qui s'explique par le fait que "la majorité des traders pensent que la situation va se résoudre rapidement et que la flambée du prix du pétrole est exagérée", selon Jay Woods, de Freedom Capital Markets.

Selon lui, "c'est peut-être dû" au phénomène du "Taco", acronyme de "Trump Always Chickens Out" ("Trump se dégonfle toujours").

"Les investisseurs se sont habitués à voir le marché rebondir et achètent en anticipant que cela se reproduise", estime M. Woods.

Certains secteurs sont toutefois largement délaissés car très touchés par la hausse des prix du carburant, à l'image des valeurs du tourisme.

Vers 13H50 GMT, le croisiériste Carnival cédait 7,58%, son concurrent Royal Caribbean perdait 6,47% tandis que les compagnies aériennes Delta (-4,90%) et American Airlines (-6,40%) étaient aussi dans le rouge.

Outre les soubresauts géopolitiques, les investisseurs attendent plusieurs données sur l'inflation aux Etats-Unis cette semaine, en particulier l'indice des prix à la consommation (CPI) mercredi.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à 10 ans évoluait autour de 4,15% contre 4,14% la veille en clôture.

Par ailleurs, la chaîne américaine de produits de santé Hims & Hers s'envolait de plus de 39% à 21,89 dollars, portée par l'accord trouvé avec le laboratoire danois Novo Nordisk (+0,36% à 38,71 dollars) pour vendre ses traitements anti-obésité.

Cette annonce met fin aux poursuites engagées contre Hims & Hers par le laboratoire, qui cherchait à l'empêcher de vendre une copie à bas prix de sa pilule amaigrissante.


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