News story
Marchés et bourses   17.04.2026 22:46:56

Wall Street pousse un nouveau soupir de soulagement avec la réouverture d'Ormuz

Washington (awp/afp) - La Bourse de New York a terminé en hausse vendredi, et sur de nouveaux records, portée par la perspective d'une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz, annoncé rouvert par l'Iran, et l'hypothèse plus générale d'une désescalade au Moyen-Orient.

L'indice élargi S&P 500, référence sur la place américaine, a atteint un nouveau plus haut, à 7.126,06 points (+1,20%). Le Nasdaq (+1,52%) a lui aussi touché un sommet pour la troisième séance d'affilée tandis que le Dow Jones a pris 1,79%.

"La dynamique s'auto-alimente: nous avons assisté à une forte hausse ces deux dernières semaines, et aujourd'hui, le marché écarte tout simplement les risques les plus pessimistes" liés au conflit, commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones.

Véritables boussoles des marchés depuis fin février, les cours du pétrole ont chuté vendredi.

Cela "constitue une évolution spectaculaire pour Wall Street, qui redoutait les répercussions de la hausse des coûts énergétiques" notamment sur l'inflation et le pouvoir d'achat des ménages, note Jose Torres, d'Interactive Brokers.

L'Iran et les Etats-Unis sont "très proches d'obtenir un accord", a assuré Donald Trump, joint au téléphone par l'AFP.

Quelques heures plus tôt, Téhéran a déclaré la réouverture complète du détroit d'Ormuz pendant la durée du cessez-le-feu.

Il s'agit là d'un changement majeur pour l'économie mondiale: un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde y transite habituellement.

Mais la navigation dans cet étroit passage est restée quasi impossible depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran, le 28 février.

"Maintenant que le pire semble être derrière nous sur le plan géopolitique, les investisseurs poussent un soupir de soulagement", juge Jose Torres.

"Le revirement des esprits (...) est remarquable", observe Angelo Kourkafas, évoquant "l'un des rebonds les plus rapides" de l'histoire de Wall Street.

Après avoir piqué du nez lors des premières semaines de conflit, la place boursière s'est ensuite reprise, effaçant ses pertes graduellement jusqu'à aboutir à ces nouveaux records.

Outre un optimisme persistant sur le caractère temporaire de la guerre, "la solidité des résultats (d'entreprises, ndlr) est difficile à ignorer", explique M. Kourkafas.

Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'État américain se détendait très nettement, évoluant autour de 4,24% vers 20H20 GMT contre 4,31% la veille en clôture.

Côté entreprises, les groupes pétroliers ont glissé dans le sillage des cours de l'or noir.

Chevron a perdu 2,21%, ExxonMobil a lâché 3,65%, Shell a reculé de 4,03% et ConocoPhillips a cédé 4,55%.

Les producteurs d'engrais - dont une large partie est fabriquée grâce aux hydrocarbures - ont aussi plongé. Intrepid Potash a glissé de 10,41%, CF Industries de 9,65%.

Le géant du streaming Netflix (-9,72% à 97,31 dollars) a connu une mauvaise journée, au lendemain de l'annonce du départ de son emblématique fondateur Reed Hastings, et de la publication de résultats financiers en trompe-l'oeil.

Le bénéfice net au premier trimestre ressort à 5,28 milliards de dollars. Mais en soustrayant l'indemnité de rupture des négociations de rachat avec Warner Bros Discovery, versée par l'acquéreur Paramount Skydance, le résultat s'affiche nettement en deçà des estimations (2,48 milliards).


Zum gleichen Thema

Betroffene Instrumente

N/A