Wall Street tire parti de la petite baisse du pétrole
Washington (awp/afp) - La Bourse de New York évolue en hausse vendredi, profitant de l'accalmie sur les prix du brut grâce à l'autorisation temporaire de vente de pétrole russe octroyée par Washington, en pleine guerre au Moyen-Orient.
Vers 15H05, le Dow Jones prenait 0,46%, l'indice Nasdaq avançait de 0,43% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,47%.
"Wall Street a connu une semaine difficile, mais elle n'est pas prête à baisser les bras sans se battre", estiment les analystes de Briefing.com.
Le marché est "très sensible aux cours du pétrole ainsi, dès qu'on observe une légère amélioration du prix du pétrole (à la baisse, NDLR), les actions réagissent positivement", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
Le ministère américain des Finances a annoncé jeudi l'autorisation, de manière temporaire, de la vente du pétrole russe stocké sur des navires.
La perspective du retour de ces barils sur le marché pétrolier classique a permis aux cours du brut de mettre en pause leur progression, et même d'engager un léger repli vendredi.
Sur le marché boursier américain, "la mentalité est la suivante: dès que les traders entrevoient une opportunité de rebond, ils tentent toujours de la saisir", assure M. Sosnick.
D'où la hausse observée vendredi, selon lui.
Reste que, "même si la guerre prend fin demain, il faudra encore un peu de temps pour surmonter les perturbations de l'approvisionnement" en pétrole, relève l'analyste.
Plusieurs sites de production d'hydrocarbures ont été mis à l'arrêt dans le Golfe, et leur remise en route ne pourra être immédiate.
Sur le marché obligataire, la tension restait palpable. Le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, était de 4,24%, en légère baisse par rapport à la veille mais largement au-delà de son niveau avant les premières frappes israélo-américaines en Iran menées le 28 février.
"Il est très important de noter que les anticipations de baisse des taux (de la Réserve fédérale américaine, NDLR) ont chuté", relève M. Sosnick.
Les analystes s'attendent en effet à ce que la prochaine détente monétaire de la Fed ait lieu en septembre ou en octobre, contre juin attendu précédemment, selon l'outil de veille CME FedWatch.
Les acteurs de la place américaine ont aussi accueilli vendredi une flopée de nouveaux indicateurs - s'appuyant sur des périodes antérieures aux frappes - qui n'ont pas fait bouger les cours.
Le PIB américain a notamment bien moins progressé que prévu au dernier trimestre 2025, tandis que l'indice d'inflation PCE du mois de janvier est ressorti en léger ralentissement, largement au-delà de la cible de la banque centrale américaine.
Côté entreprises, l'éditeur de logiciels Adobe (-6,42% à 252,48 dollars) était à la peine, après l'annonce du départ prochain de son patron, qui a dirigé l'entreprise pendant près de vingt ans.
Cette perspective a éclipsé les meilleurs résultats qu'attendu d'Adobe pour le premier trimestre de son exercice décalé.
Les boutiques de produits cosmétiques Ulta Beauty (-9,43% à 565,80 dollars) étaient aussi dans le rouge, en raison de performances trimestrielles décevantes.
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