Economie publique
04.03.2026 13:02:13
L'inflation sous-jacente, soit sans produits frais et saisonniers, énergie et carburants, s'est établie à 100,3 points, en hausse de 0,4% sur un an, selon les calculs des statisticiens.
Alors que les produits indigènes ont renchéri de 0,6% sur un an, une baisse des prix des produits venus de l'étranger est constatée (-1,6%), portée par l'appréciation du franc.
Parmi les principaux composants de l'indice, le groupe "Logement et énergie" a inscrit une hausse de 0,7% sur un an. Les prix ont également pris l'ascenseur dans les restaurants et hôtels, en hausse de 0,9% sur un an, ainsi que dans les assurances et services financiers, qui inscrivent une progression de 1,2%. Les prix pour les loisirs, le sport et la culture inscrivent également une hausse de 1,2%, tout comme ceux des boissons alcoolisés et du tabac (+2,5%).
À l'inverse, les prix ont reculé dans les sous-groupes "Alimentation et boissons" (-0,3% sur un an), ainsi que pour l'habillement et les chaussures (-1,2%), la santé (-0,2%) et les transports (-1,8%). Les calculs de l'OFS ne prennent pas en compte les primes maladie dans l'IPC, pour lesquelles un autre indicateur existe.
Sur un mois, le renchérissement s'est chiffré à +0,6%.
___ Conflit au Moyen-Orient
"Les loyers continuent de constituer la principale source de pression domestique, avec une hausse annuelle d'environ 1,4%, confirmant que l'essentiel de l'inflation suisse provient aujourd'hui du logement et des services plutôt que des biens", remarque Arthur Jurus, directeur de l'investissement pour Oddo BHF.
"Les récents événements au Moyen-Orient pourraient réduire la déflation suisse (hors loyers). Une augmentation de 10% du prix du Brent peut augmenter l'inflation de 0,1 point. Une augmentation de 30% pourrait donc impliquer jusqu'à 0,4 point supplémentaire", explique le spécialiste.
L'impact du conflit au Moyen-Orient sera "déterminant pour évaluer les futurs chiffres de l'inflation", renchérissent les analystes de la banque Nomura. "Les prix de l'énergie pourraient exercer une pression à la hausse sur l'inflation, mais les consommateurs suisses sont moins exposés à un choc des prix de l'énergie que leurs voisins européens, car l'énergie représente une part moins importante du panier de l'IPC que dans la zone euro (5% contre 9%) et le réseau électrique suisse s'appuie sur une production hydroélectrique importante (même si les combustibles fossiles importés sont importants pour le secteur industriel)", expliquent-ils.
Outre les prix de l'énergie, le conflit au Moyen-Orient a un impact également sur le franc. "La BNS a déjà fait part de ses inquiétudes quant à une hausse désordonnée du franc suisse et continuera d'intervenir activement sur les marchés des changes si nécessaire", écrit GianLuigi Mandruzzato, économiste à la banque EFG International.
"Il reste à voir si, dans les circonstances actuelles, les taux d'intérêt négatifs peuvent être considérés comme un moyen efficace d'atteindre l'objectif de stabilité des prix de la BNS, mais il est dans l'intérêt de cette dernière de faire clairement comprendre aux acteurs du marché que toutes les options sont envisageables".
Les données actuelles de l'inflation sont en ligne avec les prévisions de la BNS d'une inflation moyenne à 0,1% en glissement annuel au premier trimestre, selon M. Mandruzzato.
Les loyers restent le moteur principal de l'inflation
Zurich (awp) - En février, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,1% sur un an pour s'établir à 100,6 points. Hors loyer du logement, un repli de 0,2% de l'IPC serait constaté en comparaison annuelle, selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS) publiés mercredi. De l'avis des analystes, les données laissent esquisser une inflation de 0,1% pour le premier trimestre de l'année en cours.L'inflation sous-jacente, soit sans produits frais et saisonniers, énergie et carburants, s'est établie à 100,3 points, en hausse de 0,4% sur un an, selon les calculs des statisticiens.
Alors que les produits indigènes ont renchéri de 0,6% sur un an, une baisse des prix des produits venus de l'étranger est constatée (-1,6%), portée par l'appréciation du franc.
Parmi les principaux composants de l'indice, le groupe "Logement et énergie" a inscrit une hausse de 0,7% sur un an. Les prix ont également pris l'ascenseur dans les restaurants et hôtels, en hausse de 0,9% sur un an, ainsi que dans les assurances et services financiers, qui inscrivent une progression de 1,2%. Les prix pour les loisirs, le sport et la culture inscrivent également une hausse de 1,2%, tout comme ceux des boissons alcoolisés et du tabac (+2,5%).
À l'inverse, les prix ont reculé dans les sous-groupes "Alimentation et boissons" (-0,3% sur un an), ainsi que pour l'habillement et les chaussures (-1,2%), la santé (-0,2%) et les transports (-1,8%). Les calculs de l'OFS ne prennent pas en compte les primes maladie dans l'IPC, pour lesquelles un autre indicateur existe.
Sur un mois, le renchérissement s'est chiffré à +0,6%.
___ Conflit au Moyen-Orient
"Les loyers continuent de constituer la principale source de pression domestique, avec une hausse annuelle d'environ 1,4%, confirmant que l'essentiel de l'inflation suisse provient aujourd'hui du logement et des services plutôt que des biens", remarque Arthur Jurus, directeur de l'investissement pour Oddo BHF.
"Les récents événements au Moyen-Orient pourraient réduire la déflation suisse (hors loyers). Une augmentation de 10% du prix du Brent peut augmenter l'inflation de 0,1 point. Une augmentation de 30% pourrait donc impliquer jusqu'à 0,4 point supplémentaire", explique le spécialiste.
L'impact du conflit au Moyen-Orient sera "déterminant pour évaluer les futurs chiffres de l'inflation", renchérissent les analystes de la banque Nomura. "Les prix de l'énergie pourraient exercer une pression à la hausse sur l'inflation, mais les consommateurs suisses sont moins exposés à un choc des prix de l'énergie que leurs voisins européens, car l'énergie représente une part moins importante du panier de l'IPC que dans la zone euro (5% contre 9%) et le réseau électrique suisse s'appuie sur une production hydroélectrique importante (même si les combustibles fossiles importés sont importants pour le secteur industriel)", expliquent-ils.
Outre les prix de l'énergie, le conflit au Moyen-Orient a un impact également sur le franc. "La BNS a déjà fait part de ses inquiétudes quant à une hausse désordonnée du franc suisse et continuera d'intervenir activement sur les marchés des changes si nécessaire", écrit GianLuigi Mandruzzato, économiste à la banque EFG International.
"Il reste à voir si, dans les circonstances actuelles, les taux d'intérêt négatifs peuvent être considérés comme un moyen efficace d'atteindre l'objectif de stabilité des prix de la BNS, mais il est dans l'intérêt de cette dernière de faire clairement comprendre aux acteurs du marché que toutes les options sont envisageables".
Les données actuelles de l'inflation sont en ligne avec les prévisions de la BNS d'une inflation moyenne à 0,1% en glissement annuel au premier trimestre, selon M. Mandruzzato.
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