Economie publique
18.03.2026 14:02:29
Le Seco et le KOF tablent pour 2026 sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,0%, hors grands événements sportifs, en révision à la baisse après 1,1% dans les estimations précédentes, selon les prévisions publiées mercredi. Le chiffre est inférieur au taux de croissance annuel moyen de l'économie suisse qui est de 1,8%.
A titre de comparaison, la Banque nationale suisse (BNS) prévoit pour cette année une progression du PIB de 1,0%, BAK Economics de 0,9% et UBS de 1,3%.
En cause, la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné, depuis fin février, une hausse des prix du pétrole et du gaz naturel à l'échelle internationale. Le marché reste actuellement très volatil.
Une autre conséquence attendue est une inflation légèrement plus importante que prévu cette année. Pour le Seco, le renchérissement devrait augmenter à 0,4%, contre 0,2% en décembre. Pour le KOF, il devrait passer de 0,3% à 0,6%.
Une dynamique des dépenses de consommation privée un peu plus faible est également escomptée. Parallèlement, la timide croissance de la demande mondiale et le franc fort ralentissent les secteurs exposés de l'industrie des exportations suisse, ce qui freine l'activité d'investissement.
Par la suite, la croissance de l'économie devrait s'accélérer en 2027 et s'inscrire à 1,7%, selon les pronostics inchangés du Seco et du KOF. Quant à l'inflation, l'institut zurichois l'estime à 0,8% l'an prochain tandis qu'à la Confédération, on l'anticipe à 0,5%.
La demande mondiale devrait connaître une hausse modérée. Les pays européens, notamment l'Allemagne, devraient progressivement émerger de la période de faiblesse actuelle, ce qui soutiendra aussi l'économie suisse, selon les spécialistes fédéraux. L'augmentation de l'exploitation des capacités de production devrait renforcer la dynamique d'investissement.
___ Taux de chômage en hausse
Cette évolution économique se reflétera sur le marché du travail. Selon le Seco, le taux de chômage devrait grimper à 3,0% en 2026 et ne devrait redescendre à une moyenne de 2,8% qu'en 2027. Le KOF est plus pessimiste: le taux de chômage atteindrait 3,1% en 2027, soit 0,1 point de pourcentage de plus.
Toutes ces prévisions restent toutefois entourées d'une forte incertitude commerciale et géopolitique. Les risques conjoncturels persistent en raison du conflit iranien. Une perturbation prolongée des infrastructures énergétiques ou des voies de transport dans la région pourrait engendrer une nouvelle augmentation des prix. Il faudrait par conséquent s'attendre à une croissance plus faible et à une inflation plus soutenue, selon le Seco.
Dans son scénario de base, le KOF part toutefois de l'hypothèse que les conséquences économiques pour la Suisse resteront limitées et que les prix de l'énergie se normaliseront après un choc initial. Dans le cas où le prix du pétrole se stabiliserait autour de 90 dollars le baril et demeurerait élevé pendant toute la période de prévision, soit un niveau supérieur d'environ 30% à celui du scénario de base, la croissance helvétique tomberait à 0,7% en 2026 et à 1,5% en 2027.
Des changements dans la politique tarifaire américaine pourraient également venir jouer les trouble-fêtes. Les prévisions présentées se fondent en effet sur l'hypothèse que les droits de douane américains resteront à leur niveau actuel.
La croissance devrait être morose en Suisse cette année
Zurich (awp) - La guerre en Iran a poussé les prix de l'énergie en nette hausse et a accru encore les incertitudes conjoncturelles. Dans ce contexte, le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) et le Centre d'études conjoncturelle de l'EPFZ (KOF) ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour l'économie suisse en 2026.Le Seco et le KOF tablent pour 2026 sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,0%, hors grands événements sportifs, en révision à la baisse après 1,1% dans les estimations précédentes, selon les prévisions publiées mercredi. Le chiffre est inférieur au taux de croissance annuel moyen de l'économie suisse qui est de 1,8%.
A titre de comparaison, la Banque nationale suisse (BNS) prévoit pour cette année une progression du PIB de 1,0%, BAK Economics de 0,9% et UBS de 1,3%.
En cause, la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné, depuis fin février, une hausse des prix du pétrole et du gaz naturel à l'échelle internationale. Le marché reste actuellement très volatil.
Une autre conséquence attendue est une inflation légèrement plus importante que prévu cette année. Pour le Seco, le renchérissement devrait augmenter à 0,4%, contre 0,2% en décembre. Pour le KOF, il devrait passer de 0,3% à 0,6%.
Une dynamique des dépenses de consommation privée un peu plus faible est également escomptée. Parallèlement, la timide croissance de la demande mondiale et le franc fort ralentissent les secteurs exposés de l'industrie des exportations suisse, ce qui freine l'activité d'investissement.
Par la suite, la croissance de l'économie devrait s'accélérer en 2027 et s'inscrire à 1,7%, selon les pronostics inchangés du Seco et du KOF. Quant à l'inflation, l'institut zurichois l'estime à 0,8% l'an prochain tandis qu'à la Confédération, on l'anticipe à 0,5%.
La demande mondiale devrait connaître une hausse modérée. Les pays européens, notamment l'Allemagne, devraient progressivement émerger de la période de faiblesse actuelle, ce qui soutiendra aussi l'économie suisse, selon les spécialistes fédéraux. L'augmentation de l'exploitation des capacités de production devrait renforcer la dynamique d'investissement.
___ Taux de chômage en hausse
Cette évolution économique se reflétera sur le marché du travail. Selon le Seco, le taux de chômage devrait grimper à 3,0% en 2026 et ne devrait redescendre à une moyenne de 2,8% qu'en 2027. Le KOF est plus pessimiste: le taux de chômage atteindrait 3,1% en 2027, soit 0,1 point de pourcentage de plus.
Toutes ces prévisions restent toutefois entourées d'une forte incertitude commerciale et géopolitique. Les risques conjoncturels persistent en raison du conflit iranien. Une perturbation prolongée des infrastructures énergétiques ou des voies de transport dans la région pourrait engendrer une nouvelle augmentation des prix. Il faudrait par conséquent s'attendre à une croissance plus faible et à une inflation plus soutenue, selon le Seco.
Dans son scénario de base, le KOF part toutefois de l'hypothèse que les conséquences économiques pour la Suisse resteront limitées et que les prix de l'énergie se normaliseront après un choc initial. Dans le cas où le prix du pétrole se stabiliserait autour de 90 dollars le baril et demeurerait élevé pendant toute la période de prévision, soit un niveau supérieur d'environ 30% à celui du scénario de base, la croissance helvétique tomberait à 0,7% en 2026 et à 1,5% en 2027.
Des changements dans la politique tarifaire américaine pourraient également venir jouer les trouble-fêtes. Les prévisions présentées se fondent en effet sur l'hypothèse que les droits de douane américains resteront à leur niveau actuel.
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