Politique, gouvernement, parlement, administration
14.06.2026 18:18:19
Au total, 52,5% des votants ont accepté de rendre l'accès au service civil plus difficile. Les cantons romands sont divisés. Genève (56,2%), Vaud (53,8%), Neuchâtel (55,9%) et le Jura (60,7%) ont refusé cette réforme, selon les résultats définitifs. Bâle-Ville et Zurich sont les seuls cantons alémaniques à se placer dans le camp du non, le premier à 62%, le second à 50,2%.
Le Valais a quant à lui accepté la réforme avec 57,1,%. Fribourg également, mais de justesse, avec 50,2%. Le Tessin a également dit oui par 53,9%.
A Berne, la réforme passe du bout des lèvres avec 50,2%. Les autres cantons alémaniques ont clairement soutenu la réforme. En Argovie, le oui l'emporte par 56,2%. St-Gall a soutenu la réforme par 58,9%, les Grisons par 59,3% et Lucerne par 56,9%.
Le taux de participation s'est élevé à 58,26%. 1'690'343 personnes ont voté oui et 1'531'878 non.
___ Obligation constitutionnelle
La réforme se concrétisera mi-2027, a annoncé le conseiller fédéral Guy Parmelin devant la presse. Il ne s'agit pas de supprimer ou de dévaloriser le service civil. Selon lui, "la réforme est une mesure corrective": le service civil a été introduit en 1992 pour les objecteurs de conscience, mais il s'est depuis "mué en phénomène de masse".
Le projet met en oeuvre de manière rigoureuse l'obligation constitutionnelle pour les hommes d'accomplir un service militaire, qui sera de 150 jours. Les soldats ayant terminé leur service militaire ne pourront plus passer au service civil afin de se soustraire aux tirs obligatoires. Les obligations seront identiques pour tous, y compris pour les cadres.
Les affectations nécessitant des études de médecine seront interdites et les astreints devront faire un service par an jusqu'à accomplissement de tous les jours de service. Enfin, les personnes déposant une demande d'admission au service civil avant ou pendant l'école de recrues devront accomplir leur affectation longue dès l'année suivant leur admission.
___ "Conséquences dramatiques"
Les opposants à la réforme considèrent le oui sorti des urnes comme un coup dur pour les civilistes et les personnes qu'ils prennent en charge.
L'Alliance pour le non veut continuer à défendre les civilistes. Elle reproche à la majorité bourgeoise des Chambres fédérales d'avoir "monté le service civil et l'armée l'un contre l'autre. Et ce, alors même que l'armée affiche des effectifs excédentaires". Les opposants souhaitent également contrer toute nouvelle mesure de démantèlement du service civil.
Pour CIVIVA, "le résultat n'est pas un rejet du service civil, mais l'expression des inquiétudes de la population face à la situation actuelle en matière de politique de sécurité. C'est précisément là que le service civil apporte une contribution importante."
Le Parti socialiste prévoit des "conséquences dramatiques pour les écoles, les maisons de retraite et les petites exploitations agricoles" dépendant fortement de l'aide des civilistes. Le Parti Vert'libéral invite le Conseil fédéral à examiner rapidement des mesures correctives en cas de conséquences négatives.
Selon le conseiller aux Etats Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE), interrogé par Keystone-ATS, "cela montre qu'il y a une partie importante de la population, presque la moitié, qui est très attachée au service civil."
Le président des Jeunes Vert-e-s Sheldon Masseraz s'est, lui, dit inquiet de la perte probable de 40% de civilistes, "si le projet est vraiment mis en oeuvre comme l'entend le Conseil fédéral. C'est plus une perte pour le service civil qu'un avantage pour l'armée", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.
___ "Pas un menu à la carte"
Dans le camp des partisans, l'Alliance Sécurité suisse s'est réjouie d'un vote en faveur d'une Suisse sûre et capable de se défendre. "Nous devons préserver les ressources de l'armée. Nous perdons en réalité une brigade chaque année", a réagi le président de l'Association des sociétés militaires suisses Stefan Holenstein au micro de la radio-télévision alémanique SRF. "Grâce à cette révision, nous pourrons combler ce manque."
"Le service civil sera bien entendu maintenu, mais la décision du jour garantit que l'obligation de servir ne devienne pas un menu à la carte", souligne pour sa part le PLR.
Le Centre ajoute que "la situation en Europe montre à quel point une armée opérationnelle et des structures fiables sont importantes pour notre pays." Il ne s'agit pas d'opposer l'armée au service civil, mais de garantir un système global qui fonctionne.
L'UDC salue "une mesure qui s'imposait depuis longtemps pour mettre un terme à l'érosion progressive de l'armée et de la protection civile.
Les Suisses acceptent un service civil plus restreint
Berne (awp/ats) - Les Suisses ont soutenu à plus de 52% dimanche une réforme faisant à nouveau du service civil une exception au service militaire. La droite salue ce résultat, alors que la gauche s'inquiète des conséquences pour les civilistes et les personnes qu'ils prennent en charge.Au total, 52,5% des votants ont accepté de rendre l'accès au service civil plus difficile. Les cantons romands sont divisés. Genève (56,2%), Vaud (53,8%), Neuchâtel (55,9%) et le Jura (60,7%) ont refusé cette réforme, selon les résultats définitifs. Bâle-Ville et Zurich sont les seuls cantons alémaniques à se placer dans le camp du non, le premier à 62%, le second à 50,2%.
Le Valais a quant à lui accepté la réforme avec 57,1,%. Fribourg également, mais de justesse, avec 50,2%. Le Tessin a également dit oui par 53,9%.
A Berne, la réforme passe du bout des lèvres avec 50,2%. Les autres cantons alémaniques ont clairement soutenu la réforme. En Argovie, le oui l'emporte par 56,2%. St-Gall a soutenu la réforme par 58,9%, les Grisons par 59,3% et Lucerne par 56,9%.
Le taux de participation s'est élevé à 58,26%. 1'690'343 personnes ont voté oui et 1'531'878 non.
___ Obligation constitutionnelle
La réforme se concrétisera mi-2027, a annoncé le conseiller fédéral Guy Parmelin devant la presse. Il ne s'agit pas de supprimer ou de dévaloriser le service civil. Selon lui, "la réforme est une mesure corrective": le service civil a été introduit en 1992 pour les objecteurs de conscience, mais il s'est depuis "mué en phénomène de masse".
Le projet met en oeuvre de manière rigoureuse l'obligation constitutionnelle pour les hommes d'accomplir un service militaire, qui sera de 150 jours. Les soldats ayant terminé leur service militaire ne pourront plus passer au service civil afin de se soustraire aux tirs obligatoires. Les obligations seront identiques pour tous, y compris pour les cadres.
Les affectations nécessitant des études de médecine seront interdites et les astreints devront faire un service par an jusqu'à accomplissement de tous les jours de service. Enfin, les personnes déposant une demande d'admission au service civil avant ou pendant l'école de recrues devront accomplir leur affectation longue dès l'année suivant leur admission.
___ "Conséquences dramatiques"
Les opposants à la réforme considèrent le oui sorti des urnes comme un coup dur pour les civilistes et les personnes qu'ils prennent en charge.
L'Alliance pour le non veut continuer à défendre les civilistes. Elle reproche à la majorité bourgeoise des Chambres fédérales d'avoir "monté le service civil et l'armée l'un contre l'autre. Et ce, alors même que l'armée affiche des effectifs excédentaires". Les opposants souhaitent également contrer toute nouvelle mesure de démantèlement du service civil.
Pour CIVIVA, "le résultat n'est pas un rejet du service civil, mais l'expression des inquiétudes de la population face à la situation actuelle en matière de politique de sécurité. C'est précisément là que le service civil apporte une contribution importante."
Le Parti socialiste prévoit des "conséquences dramatiques pour les écoles, les maisons de retraite et les petites exploitations agricoles" dépendant fortement de l'aide des civilistes. Le Parti Vert'libéral invite le Conseil fédéral à examiner rapidement des mesures correctives en cas de conséquences négatives.
Selon le conseiller aux Etats Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE), interrogé par Keystone-ATS, "cela montre qu'il y a une partie importante de la population, presque la moitié, qui est très attachée au service civil."
Le président des Jeunes Vert-e-s Sheldon Masseraz s'est, lui, dit inquiet de la perte probable de 40% de civilistes, "si le projet est vraiment mis en oeuvre comme l'entend le Conseil fédéral. C'est plus une perte pour le service civil qu'un avantage pour l'armée", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.
___ "Pas un menu à la carte"
Dans le camp des partisans, l'Alliance Sécurité suisse s'est réjouie d'un vote en faveur d'une Suisse sûre et capable de se défendre. "Nous devons préserver les ressources de l'armée. Nous perdons en réalité une brigade chaque année", a réagi le président de l'Association des sociétés militaires suisses Stefan Holenstein au micro de la radio-télévision alémanique SRF. "Grâce à cette révision, nous pourrons combler ce manque."
"Le service civil sera bien entendu maintenu, mais la décision du jour garantit que l'obligation de servir ne devienne pas un menu à la carte", souligne pour sa part le PLR.
Le Centre ajoute que "la situation en Europe montre à quel point une armée opérationnelle et des structures fiables sont importantes pour notre pays." Il ne s'agit pas d'opposer l'armée au service civil, mais de garantir un système global qui fonctionne.
L'UDC salue "une mesure qui s'imposait depuis longtemps pour mettre un terme à l'érosion progressive de l'armée et de la protection civile.
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