Politique, gouvernement, parlement, administration
21.06.2026 19:30:03
Le sommet s'est formellement ouvert en milieu d'après-midi dans une cacophonie symbolique de la complexité de la situation. La plupart des médias internationaux et le Qatar ont annoncé le début des pourparlers avant même qu'ils ne démarrent.
Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi est venu brièvement. Avant de repartir avant les discours d'ouverture de M. Vance et des médiateurs, les Premiers ministres pakistanais Shehbaz Sharif et qatarien Mohammad ben Abdelrahman ben Jassem al-Thani.
Lorsqu'il est revenu avec M. Ghalibaf peu après 15h00, les photographes et vidéastes n'étaient plus autorisés dans la salle. Des sources iraniennes ont plus tard laissé entendre que Téhéran ne voulait pas donner à Donald Trump son succès médiatique.
"C'est une rencontre historique" pour "changer le Moyen-Orient", a toutefois estimé M. Vance, après le protocole d'accord signé mercredi par le président américain et son homologue iranien Massoud Pezechkian. Il a relevé qu'un format avec de hauts responsables américains et iraniens en négociation directe était presque inédit en près de 50 ans. "Nous avons eu des avancées ces dernières heures", a-t-il affirmé.
Mais, accompagné des émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, il a mis en garde les Iraniens. "La question est désormais ce que nous pourrons atteindre ensemble" par la voie diplomatique. "Si vos dirigeants sont prêts à abandonner le fait d'être un facteur d'instabilité régionale" et "abandonner des ambitions nucléaires à long terme", "les Etats-Unis veulent changer fondamentalement la relation avec ce pays", a affirmé le vice-président.
___ Liban largement abordé
Plus tôt, M. Pezechkian avait répété que Téhéran ne veut pas l'arme nucléaire mais revendique le droit d'enrichir l'uranium à des fins civiles. L'Iran a ensuite affirmé que la question n'avait pas été abordée.
Plusieurs scénarios sont sur la table dans le protocole de mercredi, comme un transfert d'uranium enrichi à 60% vers un autre pays ou une dilution à environ 5% supervisée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Selon les observateurs, deux mois ne suffiront pas à résoudre cette question.
Quelques minutes avant même le début du format à quatre, les Etats-Unis et l'Iran s'étaient réunis avec le Qatar pour aborder ce qui avait provoqué vendredi le report du sommet, les frappes israéliennes au Liban. Le cessez-le-feu dans ce pays fait partie du protocole d'accord signé mercredi et qui ouvrait la voie à la discussion du Bürgenstock.
Téhéran a répété avoir besoin de garanties sur cette question avant de négocier avec Washington un accord final. Après de nouvelles menaces de bombardements par Donald Trump, l'Iran dit être resté ferme sur cette question pendant le sommet à quatre. Et M. Ghalibaf a peu goûté ces déclarations, conseillant aux Etats-Unis de "surveiller leurs déclarations".
Outre le nucléaire, les négociations doivent porter pendant deux mois sur d'autres questions comme la levée des sanctions américaines, un financement de 300 milliards de dollars pour la réhabilitation de l'Iran. Ou encore le dégel des fonds iraniens.
___ Réunions bilatérales pour Cassis
Symbole de la nervosité entre les deux pays depuis mercredi, l'Iran a annoncé fermer à nouveau Ormuz après les tirs israéliens. La situation s'était améliorée jeudi. Les Etats-Unis disent eux que Téhéran ne contrôle pas Ormuz.
Washington a toutefois fustigé son allié israélien qui dit toujours vouloir rester au sud du Liban. Le Premier ministre de l'Etat hébreu Benjamin Netanyahu n'a pas commenté directement le protocole d'accord, mais celui-ci est largement ciblé en Israël. Face aux critiques, M. Vance affirme que personne n'a fait plus pour le Proche-Orient que les Etats-Unis.
Pour la Suisse, qui estime être le seul pays européen qui pouvait offrir cette plateforme de confiance, la rencontre de dimanche a ouvert une nouvelle fenêtre de bons offices. Jusqu'à 2000 militaires et la police sécurisent le site. Dimanche, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rencontré M. Araghchi, le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi, M. Sharif et M. Vance.
"Dans le contexte actuel, le simple fait que les parties soient présentes, qu'elles se parlent et qu'elles poursuivent ce dialogue constitue déjà une contribution importante à la mise en œuvre de l'accord", a dit à Keystone-ATS son porte-parole Nicolas Bideau. L'application du protocole constitue "un défi important, notamment lorsque les délais sont courts et les attentes élevées", affirme-t-il.
La Suisse reste à disposition pour accompagner ce processus. "Une désescalade et une stabilisation de la situation au Moyen-Orient sont une priorité pour la politique étrangère suisse", dit le porte-parole.
Réunion américano-iranienne "historique" mais ardue au Bürgenstock
Bürgenstock NW (awp/ats) - Les Etats-Unis et l'Iran se sont retrouvés pour un "sommet du lac des Quatre-Cantons" au Bürgenstock (NW) considéré comme "historique". Dimanche, le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Ghalibaf étaient face à face à quatre mètres de distance. Mais la situation au Liban et Donald Trump ont refroidi les ardeurs.Le sommet s'est formellement ouvert en milieu d'après-midi dans une cacophonie symbolique de la complexité de la situation. La plupart des médias internationaux et le Qatar ont annoncé le début des pourparlers avant même qu'ils ne démarrent.
Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi est venu brièvement. Avant de repartir avant les discours d'ouverture de M. Vance et des médiateurs, les Premiers ministres pakistanais Shehbaz Sharif et qatarien Mohammad ben Abdelrahman ben Jassem al-Thani.
Lorsqu'il est revenu avec M. Ghalibaf peu après 15h00, les photographes et vidéastes n'étaient plus autorisés dans la salle. Des sources iraniennes ont plus tard laissé entendre que Téhéran ne voulait pas donner à Donald Trump son succès médiatique.
"C'est une rencontre historique" pour "changer le Moyen-Orient", a toutefois estimé M. Vance, après le protocole d'accord signé mercredi par le président américain et son homologue iranien Massoud Pezechkian. Il a relevé qu'un format avec de hauts responsables américains et iraniens en négociation directe était presque inédit en près de 50 ans. "Nous avons eu des avancées ces dernières heures", a-t-il affirmé.
Mais, accompagné des émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, il a mis en garde les Iraniens. "La question est désormais ce que nous pourrons atteindre ensemble" par la voie diplomatique. "Si vos dirigeants sont prêts à abandonner le fait d'être un facteur d'instabilité régionale" et "abandonner des ambitions nucléaires à long terme", "les Etats-Unis veulent changer fondamentalement la relation avec ce pays", a affirmé le vice-président.
___ Liban largement abordé
Plus tôt, M. Pezechkian avait répété que Téhéran ne veut pas l'arme nucléaire mais revendique le droit d'enrichir l'uranium à des fins civiles. L'Iran a ensuite affirmé que la question n'avait pas été abordée.
Plusieurs scénarios sont sur la table dans le protocole de mercredi, comme un transfert d'uranium enrichi à 60% vers un autre pays ou une dilution à environ 5% supervisée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Selon les observateurs, deux mois ne suffiront pas à résoudre cette question.
Quelques minutes avant même le début du format à quatre, les Etats-Unis et l'Iran s'étaient réunis avec le Qatar pour aborder ce qui avait provoqué vendredi le report du sommet, les frappes israéliennes au Liban. Le cessez-le-feu dans ce pays fait partie du protocole d'accord signé mercredi et qui ouvrait la voie à la discussion du Bürgenstock.
Téhéran a répété avoir besoin de garanties sur cette question avant de négocier avec Washington un accord final. Après de nouvelles menaces de bombardements par Donald Trump, l'Iran dit être resté ferme sur cette question pendant le sommet à quatre. Et M. Ghalibaf a peu goûté ces déclarations, conseillant aux Etats-Unis de "surveiller leurs déclarations".
Outre le nucléaire, les négociations doivent porter pendant deux mois sur d'autres questions comme la levée des sanctions américaines, un financement de 300 milliards de dollars pour la réhabilitation de l'Iran. Ou encore le dégel des fonds iraniens.
___ Réunions bilatérales pour Cassis
Symbole de la nervosité entre les deux pays depuis mercredi, l'Iran a annoncé fermer à nouveau Ormuz après les tirs israéliens. La situation s'était améliorée jeudi. Les Etats-Unis disent eux que Téhéran ne contrôle pas Ormuz.
Washington a toutefois fustigé son allié israélien qui dit toujours vouloir rester au sud du Liban. Le Premier ministre de l'Etat hébreu Benjamin Netanyahu n'a pas commenté directement le protocole d'accord, mais celui-ci est largement ciblé en Israël. Face aux critiques, M. Vance affirme que personne n'a fait plus pour le Proche-Orient que les Etats-Unis.
Pour la Suisse, qui estime être le seul pays européen qui pouvait offrir cette plateforme de confiance, la rencontre de dimanche a ouvert une nouvelle fenêtre de bons offices. Jusqu'à 2000 militaires et la police sécurisent le site. Dimanche, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rencontré M. Araghchi, le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi, M. Sharif et M. Vance.
"Dans le contexte actuel, le simple fait que les parties soient présentes, qu'elles se parlent et qu'elles poursuivent ce dialogue constitue déjà une contribution importante à la mise en œuvre de l'accord", a dit à Keystone-ATS son porte-parole Nicolas Bideau. L'application du protocole constitue "un défi important, notamment lorsque les délais sont courts et les attentes élevées", affirme-t-il.
La Suisse reste à disposition pour accompagner ce processus. "Une désescalade et une stabilisation de la situation au Moyen-Orient sont une priorité pour la politique étrangère suisse", dit le porte-parole.
Zum gleichen Thema
| POLITIK, REGIERUNG, PARLAMENT, BUNDESVERWALTUNG | 21.06.2026 17:21:55 | USA und Iran auf dem Weg zu einer endgültigen Einigung |
Betroffene Instrumente
N/A