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Matières premières   13.07.2026 11:49:54

Le pétrole monte avec l'annonce iranienne d'une nouvelle fermeture d'Ormuz

Londres (awp/afp) - Les cours du pétrole montent lundi, soutenus par l'annonce de l'Iran ce weekend d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, "jusqu'à nouvel ordre", et des frappes d'une ampleur sans précédent survenues depuis le cessez-le-feu du 8 avril.

Vers 09H25 GMT (11H25 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 1,84% à 77,41 dollars.

Celui de son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, montait de 1,86% à 72,74 dollars.

Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran dans la nuit de dimanche à lundi, affirmant viser des systèmes militaires iraniens ou encore de petites embarcations. Téhéran a dit riposter en ciblant des bases militaires du Golfe utilisées par l'armée américaine, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.

"Cette recrudescence des hostilités a désormais explicitement fait naître des doutes sur le maintien de l'ouverture du détroit d'Ormuz au trafic maritime", a souligné Vivek Dhar, analyste pour CBA.

Les deux références du brut s'étaient même envolées d'environ 5% tôt lundi matin.

Mais les niveaux de prix du brut dans la matinée, qui restent modérés, suggèrent que "les marchés accordent peu de crédit aux déclarations iraniennes selon lesquelles le détroit serait actuellement fermé", a estimé M. Dhar.

L'armée américaine le conteste et a affirmé dimanche que des navires circulaient encore dans le détroit.

La République islamique a aussi indiqué lundi qu'elle poursuivait les tractations diplomatiques avec le Qatar, le Pakistan et Oman, pays médiateurs, afin de "prévenir une escalade" avec les Etats-Unis.

"Le Brent reste bien en dessous de son pic en temps de guerre, et les réserves ont récupéré en juin", a relevé Stephen Innes, analyste chez SPI AM. "Mais la production mondiale demeure largement inférieure à son niveau d'avant-guerre, ce qui laisse beaucoup moins de marge de protection si le trafic se détériore à nouveau", a-t-il averti.

Le protocole d'accord signé le 17 juin avait permis une accélération du trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20% du brut et du gaz liquéfié (GNL) mondial.

Téhéran n'autorise toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, en menaçant les navires contournant cet itinéraire, et souhaite instaurer des droits de passage.

Depuis les attaques d'au moins trois navires commerciaux la semaine dernière imputée par Washington à Téhéran, le trafic avait déjà ralenti dans le détroit, selon la plateforme de suivi maritime Kpler.


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