Résultats d'entreprise
22.07.2026 10:15:20
Après avoir entamé la séance en chute de 1,6%, le titre Sandoz Group creusait ses pertes, notant peu avant 10h00 à 64,35 francs, soit une dégringolade de quasiment 3,3%. L'indice de référence Swiss Leader Index abandonnait dans le même temps 0,29%.
"A compter du 1er août 2026, tous les médicaments génériques importés aux Etats-Unis continueront de bénéficier de droits de douane de zéro pour cent pendant une période de deux ans, après quoi ces droits de douane seront portés à 100% pendant un an, puis 200% par la suite", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. "Cette mesure vise à relocaliser la production de médicaments génériques aux Etats-Unis, en pénalisant les entreprises qui décideraient de ne pas construire d'usines et d'installations dans le délai qui leur est accordé", a-t-il ajouté.
Sandoz, premier fabricant mondial de médicaments génériques, ne dispose d'aucun site de production aux Etats-Unis et serait donc en principe concerné, explique dans une note la banque Vontobel. Le groupe rhénan réalise pas moins de 22% de son chiffre d'affaires en Amérique du Nord. Les analystes doutent toutefois que ces projets puissent être mis en oeuvre sous la forme annoncée. Un transfert de la production de génériques vers les Etats-Unis entraînerait une hausse significative des coûts de fabrication et, par conséquent, des prix des médicaments, ce qui ne saurait être dans l'intérêt du système de santé américain, commente l'établissement zurichois.
Un avis que partage la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Et de noter que 90% des médicaments prescrits aux Etats-Unis seraient des génériques, produits pour la plupart en dehors de la première économie mondiale. Les droits de douane pourraient donc aussi entraîner d'importantes pénuries d'approvisionnement en médicaments. De plus, il reste encore deux ans avant l'entrée en vigueur prévue - période qui inclut les élections de mi-mandat outre-Atlantique - ce qui laisse une marge de manœuvre considérable pour des négociations.
Bernstein met pour sa part en lumière des obstacles pratiques. Certes, il existe des capacités de production inutilisées aux Etats-Unis et les fabricants indiens disposent déjà d'usines sur le sol américain. Cependant, ces capacités sont loin d'être suffisantes pour couvrir les besoins d'ici 2028. Il en résulterait soit des pénuries d'approvisionnement, soit une hausse significative des coûts pour le système de santé américain. C'est pourquoi les analystes de Bernstein s'attendent également à ce que le gouvernement finisse par privilégier la conclusion d'accords avec le secteur plutôt que d'appliquer effectivement les droits de douane dans leur intégralité.
L'action Sandoz sous pression après l'annonce de droits de douane américains
Zurich (awp) - L'action Sandoz se trouvait sous pression mercredi à la Bourse suisse, après l'annonce dans la nuit de mardi à mercredi par Donald Trump de droits de douane de 100% sur les médicaments génériques entrant aux Etats-Unis à compter d'août 2028. Si la nouvelle semble inquiéter les investisseurs, les analystes la relativisent, jugeant les effets de ces potentielles nouvelles taxes limités.Après avoir entamé la séance en chute de 1,6%, le titre Sandoz Group creusait ses pertes, notant peu avant 10h00 à 64,35 francs, soit une dégringolade de quasiment 3,3%. L'indice de référence Swiss Leader Index abandonnait dans le même temps 0,29%.
"A compter du 1er août 2026, tous les médicaments génériques importés aux Etats-Unis continueront de bénéficier de droits de douane de zéro pour cent pendant une période de deux ans, après quoi ces droits de douane seront portés à 100% pendant un an, puis 200% par la suite", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. "Cette mesure vise à relocaliser la production de médicaments génériques aux Etats-Unis, en pénalisant les entreprises qui décideraient de ne pas construire d'usines et d'installations dans le délai qui leur est accordé", a-t-il ajouté.
Sandoz, premier fabricant mondial de médicaments génériques, ne dispose d'aucun site de production aux Etats-Unis et serait donc en principe concerné, explique dans une note la banque Vontobel. Le groupe rhénan réalise pas moins de 22% de son chiffre d'affaires en Amérique du Nord. Les analystes doutent toutefois que ces projets puissent être mis en oeuvre sous la forme annoncée. Un transfert de la production de génériques vers les Etats-Unis entraînerait une hausse significative des coûts de fabrication et, par conséquent, des prix des médicaments, ce qui ne saurait être dans l'intérêt du système de santé américain, commente l'établissement zurichois.
Un avis que partage la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Et de noter que 90% des médicaments prescrits aux Etats-Unis seraient des génériques, produits pour la plupart en dehors de la première économie mondiale. Les droits de douane pourraient donc aussi entraîner d'importantes pénuries d'approvisionnement en médicaments. De plus, il reste encore deux ans avant l'entrée en vigueur prévue - période qui inclut les élections de mi-mandat outre-Atlantique - ce qui laisse une marge de manœuvre considérable pour des négociations.
Bernstein met pour sa part en lumière des obstacles pratiques. Certes, il existe des capacités de production inutilisées aux Etats-Unis et les fabricants indiens disposent déjà d'usines sur le sol américain. Cependant, ces capacités sont loin d'être suffisantes pour couvrir les besoins d'ici 2028. Il en résulterait soit des pénuries d'approvisionnement, soit une hausse significative des coûts pour le système de santé américain. C'est pourquoi les analystes de Bernstein s'attendent également à ce que le gouvernement finisse par privilégier la conclusion d'accords avec le secteur plutôt que d'appliquer effectivement les droits de douane dans leur intégralité.
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