Moyen-Orient: davantage de vols assurés, mais moins de programmés
Paris (awp/afp) - Le taux d'annulation des vols au Moyen-Orient a fortement décru depuis les premiers jours de la guerre, mais le nombre de trajets aériens prévus a lui aussi baissé en parallèle, selon les données d'une société spécialisée publiées jeudi.
Près de quatre semaines après l'attaque israélo-américaine contre l'Iran et les représailles de la République islamique contre les monarchies du Golfe qui ont forcé ces dernières à fermer tout ou partie de leurs espaces aériens, 13% des vols programmés vendredi ont été annulés au départ de la région, a précisé Cirium dans un communiqué.
Ce taux d'annulation, qui avait dépassé 65% aux premiers jours du conflit, a oscillé entre 17 et 19% depuis mardi, selon la même source.
En revanche, les compagnies aériennes de la région ont dans le même temps réduit leurs programmes de vols. Alors qu'entre 3500 et 3800 décollages étaient prévus lors de la première semaine de la guerre, ils n'étaient plus que 2500 en moyenne cette semaine.
Depuis le début des hostilités, Gulf Air, la compagnie nationale de Bahreïn, et Kuwait Airways ont été les plus touchées, ayant dû annuler plus de 97% de leurs vols.
Parmi les grands transporteurs du Golfe, Qatar Airways a renoncé à 87% de son programme, Etihad (Abou Dhabi) à 63% et Emirates (Dubaï) à 40%, toujours selon Cirium.
Les plateformes du Golfe ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance par long-courriers, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l'Europe, l'Asie et l'Océanie.
Avant la guerre, Dubaï était le deuxième aéroport mondial en nombre de passagers, tandis que Doha rivalisait en fréquentation avec Hong Kong et Francfort.
Les perturbations de leurs activités ont provoqué le chaos dans le transport aérien mondial. Cirium, experte des données du transport aérien, avait évalué à six millions le nombre de personnes affectées par des annulations de vol lors des deux premières semaines du conflit.
Des compagnies européennes et asiatiques disposant d'avions long-courrier ont annoncé avoir renforcé leurs liaisons directes entre les deux continents.
Mais selon la principale organisation mondiale de compagnies aériennes, l'Iata, ces transporteurs ne pourront pas se substituer à leurs concurrents du Moyen-Orient, qui représentaient avant la crise 9,5% des sièges d'avions dans le monde.
Sans visibilité sur un retour à la normale, certaines compagnies ont mis des avions à l'abri, comme Qatar Airways. L'aéroport de Teruel, dans l'est de l'Espagne, a révélé lundi avoir accueilli une vingtaine d'aéronefs issus du Moyen-Orient.
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