Trump menace d'"anéantir" des sites énergétiques iraniens
Washington (awp/afp) - Donald Trump, continuant de souffler le chaud et le froid sur la guerre au Moyen-Orient, a menacé lundi l'Iran d'anéantir l'île de Kharg, un site pétrolier essentiel, si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et si les discussions avec Téhéran, qu'il qualifie de "sérieuses", n'aboutissent pas "rapidement".
"Les États-Unis d'Amérique sont en discussions sérieuses avec UN REGIME NOUVEAU, ET PLUS RAISONNABLE, afin de mettre fin à nos opérations militaires en Iran. D'énormes progrès ont été réalisés mais, si pour une raison quelconque un accord n'est pas conclu rapidement, ce qui sera probablement le cas, et si le détroit d'Ormuz n'est pas immédiatement +ouvert aux affaires+, nous conclurons notre charmant +séjour+ en Iran en faisant exploser et en anéantissant complètement toutes leurs centrales électriques, leurs puits de pétrole et l'île de Kharg (et peut-être toutes les usines de dessalement !), que nous avons délibérément choisi de ne pas encore +toucher+", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
La publication du président, avant l'ouverture des marchés américains, intervient alors que le prix du pétrole continue de monter, résultat du blocage du détroit d'Ormuz. Ce point stratégique pour l'approvisionnement mondial de l'or noir est quasi bloqué par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque d'Israël et des Etats-Unis.
Dimanche soir, Donald Trump s'est vanté d'avoir obtenu un "changement de régime en Iran" en affirmant que "le premier régime a été décimé, détruit".
Il avait aussi laissé entendre que des discussions étaient toujours en cours avec des responsables iraniens. "Je pense que nous allons conclure un accord avec eux, j'en suis presque sûr", avait-il affirmé lors d'un point presse à bord d'Air Force One, tout en affirmant envisager la "prise" de l'île de Kharg.
Le gouvernement de l'Iran est "très fragmenté" et il s'agit pour les Américains de "comprendre exactement qui est au pouvoir", a dit la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt.
- "Gesticulations" -
Alors que des responsables iraniens répètent qu'aucune discussion substantielle n'est en cours, elle a affirmé: "En dépit de toutes les gesticulations publiques du régime et des fausses informations, les discussions continuent et se passent bien. Ce qui est dit publiquement est, évidemment, très différent de ce qu'ils nous font savoir en privé."
Donald Trump multiplie depuis des jours les déclarations visiblement contradictoires, entre ouverture vers l'Iran pour trouver une issue négociée à la guerre et menace d'une amplification des combats avec intervention de troupes américaines sur le sol iranien.
Les objectifs de la guerre déclenchée par le milliardaire républicain il y a un mois sont toujours flous, et des milliers de soldats américains ont été envoyés dans la région ces derniers jours.
Karoline Leavitt a répété lundi que le calendrier initial d'une opération militaire durant au maximum six semaines tenait toujours.
Elle a aussi évoqué, en termes vagues, une éventuelle contribution des pays arabes au financement du conflit.
"C'est quelque chose que le président serait plutôt intéressé de faire. Je ne vais pas le devancer mais je sais que c'est une idée qu'il a et un sujet dont il va certainement parler davantage", a prédit la porte-parole pendant une conférence de presse.
Elle répondait à un journaliste qui venait de lui demander "qui payait pour le coût de cette guerre" et si les pays arabes allaient y contribuer.
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