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Résultats d'entreprise   16.04.2026 19:15:30

Miné par la crise de l'automobile, Bosch espère tout de même repartir en 2026

Francfort (awp/afp) - L'équipementier allemand Bosch a affiché jeudi un optimisme prudent pour l'année en cours, prévoyant une activité en hausse malgré la crise du secteur automobile et les incertitudes géopolitiques.

Le groupe table en 2026 sur une croissance de ses ventes comprise entre 2 et 5% et une marge opérationnelle entre 4 et 6%, a annoncé le directeur financier de Bosch, Markus Forschner, lors d'une conférence de presse de présentation des résultats.

Il s'agirait selon le groupe d'une "amélioration substantielle" par rapport à la marge de 2% enregistrée en 2025, qui était en dessous ses attentes.

Au premier trimestre 2026, les revenus ont progressé de 5% hors effets de change malgré "la pression concurrentielle et sur les prix".

Le président du directoire de Bosch, Stefan Hartung, a promis une "année de progrès" et "de renouveau", 2025 ayant été marquée par une une perte nette après impôts de 0,4 milliard d'euros (0,3 milliard en francs), après un bénéfice net de 1,3 milliard d'euros en 2024.

Même si l'impact du conflit au Moyen-Orient sur ses activités "reste encore imprévisible", a souligné M. Forschner.

Bosch est également miné en tant qu'équipementier majeur de la branche automobile par la crise que traverse le secteur, entre tensions géopolitiques, droits de douane et concurrence chinoise.

M. Hartung a souligné que "les prix mondiaux de l'industrie automobile reposent désormais sur une seule norme: celle de la Chine".

Pour ces raisons, l'entreprise avait dit fin janvier renoncer en 2026 à son objectif de marge de 7%, espérant finalement l'atteindre "au plus tôt en 2027".

Face à ces turbulences, Bosch réduit ses coûts en supprimant 13.000 postes au sein de sa branche "mobilité" d'ici à 2030 en Allemagne, un plan social annoncé en septembre et dont les négociations se sont conclues récemment d'après M. Hartung.

Jeudi avait également lieu l'assemblée générale du géant automobile Mercedes-Benz, dont les marges se sont effondrées en 2025 face à la capacité des marques chinoises, comme BYD, à proposer des modèles haut de gamme à un moindre coût.

Des actionnaires et investisseurs se sont adressés aux cadres dirigeants du groupe, comme Moritz Kronenberger de Union Investment, qui a alerté sur le retard technologique de l'Europe face à la Chine.

"Aujourd'hui les clients en Chine achètent l'innovation, pas la tradition. Quiconque n'est pas leader technologique devient le symbole d'une époque révolue", a-t-il déclaré.


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