Les marchés mondiaux prudents face à l'incertitude, avant une semaine cruciale
Paris (awp/afp) - Les marchés financiers mondiaux évoluent prudemment lundi, l'oeil toujours rivé sur la situation au Moyen-Orient, avant une semaine cruciale en matière de décisions de politique monétaire et de résultats d'entreprises.
Dans les premiers échanges, en Europe, Paris grappillait 0,22%, Francfort 0,39% et Milan 0,21%. Londres restait stable (-0,02%).
Les investisseurs scrutent les discussions en vue de trouver une issue à la guerre au Moyen-Orient.
"Bien qu'un cessez-le-feu provisoire (...) soit en vigueur depuis le 8 avril, le risque qu'il vole en éclats à tout moment reste bien réel", estiment les analystes de la Deutsche Bank.
Les tentatives de relance des discussions ébauchées début avril dans la capitale pakistanaise ont pour l'instant échoué face à la fermeté affichée par Washington comme par Téhéran.
Donald Trump a annulé samedi le déplacement prévu au Pakistan de son gendre Jared Kushner et de son envoyé spécial Steve Witkoff, en disant qu'il n'allait "plus faire" de négociations directes avec l'Iran.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est toutefois revenu dimanche à Islamabad, a indiqué l'agence officielle iranienne Irna.
Et selon l'agence iranienne Fars, Téhéran a envoyé via le Pakistan des "messages écrits" à Washington sur ses "lignes rouges" concernant son programme nucléaire et le détroit d'Ormuz, sous double blocus iranien et américain.
Le pétrole grimpe
Dans ce contexte incertain, les prix du pétrole grimpent à nouveau.
Vers 7H10 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI) référence du marché américain, prenait 1,76% à 96,06 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, gonflait de 1,98% à 107,42 dollars.
Le détroit d'Ormuz fait en effet toujours l'objet d'un double blocus iranien et américain, qui y paralyse de facto le trafic dans ce passage stratégique où transitent d'ordinaire 20% du brut mondial.
Banques centrales, indicateurs et tech américaine
Mis à part la situation au Moyen-Orient, "une grosse semaine nous attend", résument les analystes de Natixis.
Les investisseurs devront d'abord décortiquer une série de réunions de politique monétaire, avec notamment celle de la Réserve Fédérale américaine (Fed) mercredi, avant la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre, jeudi.
Confrontées à un regain d'inflation en raison de la flambée des prix du pétrole, les institutions monétaires devraient toutefois temporiser, sans toucher à leurs taux directeurs, le temps d'évaluer le caractère durable de ce mouvement de hausse des prix.
En Europe, les taux d'intérêt étaient en légère hausse : le rendement à échéance dix ans allemand atteignait, vers 7H10 GMT, 3,01%, contre 2,99% vendredi en clôture. Son équivalent français était à 3,66%, contre 3,63%.
Les investisseurs scruteront, dans ce contexte, l'indice des prix en avril en zone euro, et l'indice d'inflation PCE, mesure préférée de la Fed, pour le mois de mars aux Etats-Unis, tous deux attendus jeudi.
Un autre sujet d'intérêt sera la flopée de résultats d'entreprises dans le secteur de la tech aux Etats-Unis. Au programme, notamment: ceux des géants Meta, Microsoft, Amazon et Alphabet mercredi, et Apple jeudi.
La tech dope les Bourses asiatiques
Dans ce contexte d'incertitude, "le secteur technologique tire les marchés", relève Kathleen Brooks, analyste pour XTB.
Les Bourses asiatiques, très portées sur la tech et l'intelligence artificielle, ont bénéficié de ce mouvement, lundi. A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a ainsi gagné 1,38%, touchant un nouveau sommet historique en séance.
A Séoul, l'indice Kospi, lui aussi très marqué par le secteur technologique, a bondi de 2,15%, poursuivant sur sa lancée après avoir volé la semaine dernière de record en record.
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