Les organisations patronales des pays du G7 plaident pour réformer l'OMC
Paris (awp/afp) - Les organisations patronales des pays du G7 ont appelé mercredi leurs dirigeants politiques à garantir la "stabilité" par une "meilleure coordination" des politiques industrielles et douanières, et plaidé pour une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le B7 (Business 7) rassemble plusieurs organisations patronales des pays membres du G7: le Medef (France), la Confindustria (Italie), le BDI (Allemagne), la CBI (Royaume-Uni), le Keidanren (Japon), la Chambre de commerce du Canada et l'American Chamber of Commerce.
Leurs représentants étaient réunis mercredi à Paris, au Quai d'Orsay, une semaine avant un sommet du G7 en France, à Evian (Haute-Savoie), prévu du 15 au 17 juin, afin de formuler des recommandations à destination des dirigeants du G7.
Cette rencontre se tenait dans un contexte géopolitique bousculé, alors que des "menaces pèsent sur l'économie et le commerce international", a expliqué lors d'une conférence de presse Patrick Martin, président du Medef, la principale organisation patronale française qui assure la présidence du B7.
Les discussions se sont également déroulées en présence de représentants de grandes entreprises, notamment Renault, Amazon, Engie, Orano ou BNP Paribas.
Selon Patrick Martin, la "diplomatie économique est plus que jamais nécessaire". Il a affirmé qu'il défendrait auprès du président français Emmanuel Macron un appel à la "stabilité", à des "normes justes et claires" et "au respect entre partenaires".
Dans une déclaration commune, les représentants du B7 ont aussi appelé à réformer l'OMC, fragilisée et paralysée en partie par des blocages entre grandes puissances et des règles contestées face aux nouvelles réalités du commerce mondial.
"On soutient tous une réforme de l'OMC", car "le plus grand défi pour les affaires est l'incertitude", mais "ce n'est pas le seul instrument permettant d'aboutir des accords de libre-échange", a appuyé Rain Newton-Smith, présidente de la principale organisation patronale britannique, la CBI.
La déclaration du B7 réitère également son soutien au multilatéralisme et au libre-échange, mis à mal par les droits de douanes de l'administration Trump.
Nous sommes "en faveur d'un commerce libre et équitable", et "nous ne sommes pas d'accord avec l'application de droits de douanes à l'étranger", a rappelé la présidente de la chambre du commerce étasunienne, Suzanne P. Clark, même si l'organisation "soutient une partie du programme économique de Donald Trump".
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