Le pétrole recule avec la reprise progressive du trafic maritime via Ormuz
Washington (awp/afp) - Les prix du pétrole ont continué de refluer mardi, le marché observant davantage de trafic maritime via le détroit d'Ormuz, même si les signaux contradictoires des discussions entre Washington et Téhéran incitent à la prudence.
Le cours du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a perdu 1,05% à 77,08 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a reculé de 0,88% à 73,21 dollars.
"Tout porte à croire que le détroit d'Ormuz est désormais ouvert et que les navires y circulent à nouveau", explique David Morrison, analyste chez Trade Nation.
Une semaine après la conclusion d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, la plateforme Kpler a recensé, pour lundi, 37 franchissements par des navires de transports de matières premières, tandis que le fournisseur de données de navigation AXSMarine en a détecté 42, porte-conteneurs compris.
Il s'agit dans les deux cas de records, ce qui est encourageant pour le marché pétrolier. Et ces totaux devraient encore augmenter, les plateformes détectant souvent des franchissements supplémentaires a posteriori.
"La normalisation des conditions d'approvisionnement en énergie devrait être progressive", prévient toutefois Gregory Daco, économiste chez EY-Parthenon.
"Les cours du pétrole sont donc susceptibles de se maintenir, jusqu'à la fin de l'année, au-dessus des niveaux connus avant le conflit", poursuit-il.
Le Brent évoluait autour de 72 dollars et le WTI autour de 67 dollars avant les premières frappes israélo-américaines contre l'Iran, fin février.
En outre, "les États-Unis et l'Iran émettent des messages divergents quant aux progrès réalisés dans les négociations", estime David Morrison.
Téhéran a répété vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, alors que Washington s'y oppose.
L'Iran a aussi indiqué mardi ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses principaux sites nucléaires bombardés par Israël et les Etats-Unis.
Le président américain Donald Trump a pourtant affirmé le même jour que l'Iran avait "pleinement accepté" le retour d'inspecteurs nucléaires dans le pays.
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